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Les participants à la conférence de Londres sur la Somalie ont loué jeudi les récents progrès enregistrés dans le pays dévasté par 20 ans de guerre civile. Ils ont allié aides et pressions pour éliminer les fléaux de la corruption, la piraterie et "la menace terroriste".

Le premier ministre britannique David Cameron a ouvert la rencontre en évoquant "une occasion sans précédent de changer" la situation dans ce pays qualifié par son chef de la diplomatie de "pire Etat de non-droit au monde".

M. Cameron a annoncé plusieurs initiatives d'aide et de développement et proposé la mise en place d'un groupe de travail international pour en finir avec le versement de rançons. Les actes de piraterie menés par des Somaliens sont particulièrement nombreux dans l'océan Indien et le golfe d'Aden.

Transition politique

"Il est plus que temps que (la) transition intervienne et que la Somalie soit dotée d'un gouvernement stable", a renchéri la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Elle a assorti son propos d'un avertissement qui traduit les frustrations après les échecs à répétition des précédents plans de règlement.

Mme Clinton a également plaidé pour parvenir à couper les soutiens financiers qui alimentent les insurgés islamistes shebab.

Expertise suisse

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères Didier Burkhalter a pour sa part estimé que les six prochains mois seraient "cruciaux pour assurer l'émergence d'une gouvernance et d'un Etat en mesure de fonctionner dans ce pays qui a vécu vingt ans sous le règne d'un Etat effondré".

Rappelant que la Suisse a fourni "son expertise et ses conseils" dans le processus de rédaction constitutionnel, il a énuméré trois conditions au succès de ce processus: la participation de l'ensemble des acteurs, le dialogue entre les diverses autorités locales et régionales, ainsi que la transparence financière et la lutte contre la corruption.

ATS