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Un proche de l'ex-premier ministre britannique Tony Blair a reconnu dans un documentaire de la BBC le bien fondé des accusations d'espionnage portées en 2006 contre Londres par les Russes. Ceux-ci avaient alors découvert un faux rocher bourré d'équipements électroniques à Moscou.

Le chef du cabinet de M. Blair, a reconnu que "le faux rocher était embarassant", que "clairement les Russes étaient au courant depuis un moment et le gardaient en réserve pour l'utiliser à des fins politiques". "Ils nous ont pris la main dans le sac", a-t-il convenu. La Russie avait accusé en janvier 2006 Londres d'espionnage, mais aucun responsable britannique n'avait à ce jour reconnu les faits.

La télévision russe avait diffusé à l'époque un film montrant le faux rocher et accusant des agents britanniques d'y avoir caché des équipements de surveillance. Ces équipements permettaient à des espions à la solde de la Grande-Bretagne de déposer des données qui étaient ensuite récupérées sur ordinateur par des personnels à l'ambassade britannique, avait expliqué la télévision russe.

Plusieurs ONG fermées

Le service de sécurité russe FSB avait utilisé l'affaire du "faux rocher" pour établir un lien avec des paiements supposés des services secrets britanniques à des groupes de droits de l'homme et associations en faveur de la démocratie.

A la suite d'une campagne sur le financement supposé des associations par l'Occident, le président Vladimir Poutine avait introduit une loi restreignant les activités des organisations non gouvernementales, entraînant la fermeture de plusieurs ONG.

Lors de la diffusion du film par la télévision russe, Tony Blair avait refusé de commenter l'affaire, et le ministère des Affaires étrangères avait nié toute relation secrète avec des ONG russes. La série documentaire de la BBC, intitulée "Poutine, la Russie et l'Occident", est diffusée à partir de jeudi sur la deuxième chaîne de télévision publique.

ATS