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Une enquête menée en Grande-Bretagne auprès de 108'000 personnes se définissant comme homo, bi ou transsexuelles montre que ces dernières sont la cible de préjugés au quotidien (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/PETE MACLAINE

(sda-ats)

Le gouvernement britannique a dévoilé mardi un plan pour "améliorer la vie" des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans). Ce plan vise notamment à mettre fin aux "thérapies de conversion" développées pour changer l'orientation sexuelle d'un individu.

Doté d'un budget de 4,5 millions de livres (5,9 millions de francs), il a été élaboré à partir des résultats d'une enquête menée par le Bureau gouvernemental des égalités auprès de 108'000 personnes se définissant comme homo, bi ou transsexuelles. Le rapport montre que ces dernières sont la cible de préjugés au quotidien.

"J'ai été frappée par le nombre de répondants ayant déclaré qu'ils ne pouvaient pas être francs quant à leur orientation sexuelle (70%) ou tenir la main de leur partenaire en public (68%) par peur d'une réaction négative", a déclaré la Première ministre Theresa May dans un communiqué. "Personne ne devrait avoir à cacher son identité ou son amour pour quelqu'un".

Toutes les options examinées

Mesure phare de ce plan, le gouvernement veut "éradiquer la pratique abjecte des thérapies de conversion". D'après son enquête, 7% des membres de la population LGBT se sont vu proposer une telle thérapie et 2% l'ont suivie.

Ces thérapies de conversion sont conduites dans une majorité de cas (51%) par des groupes religieux, et, dans une moindre mesure, par des professionnels de santé ou un proche (respectivement 19% et 16% des cas), selon l'enquête.

"Nous examinerons toutes les options, législatives ou non, pour interdire la promotion, l'offre et la conduite de thérapies de conversion", a déclaré Penny Mordaunt, secrétaire d'État aux Femmes et à l'Égalité.

Formation de la police

Le plan gouvernemental prévoit également la nomination d'un "conseiller national santé LGBT", pour réduire "les inégalités de santé" dont souffre la population LGBT et répondre à leurs "besoins spécifiques".

L'exécutif veut enfin s'attaquer aux agressions à caractère homo, bi ou transphobe, en améliorant la formation des policiers. Des programmes de lutte contre les comportements violents ou discriminatoires dans les établissements scolaires seront aussi mis en place.

Selon l'enquête du Bureau gouvernemental des égalités, sur les douze derniers mois, 40% des personnes LGBT ont subi une agression verbale ou physique à cause de leur orientation sexuelle. Ces résultats "montrent qu'il reste beaucoup à faire pour parvenir à une égalité réelle", a souligné Ruth Hunt, directrice de StoneWall, ONG engagée en faveur des droits LGBT.

Reconnaissance en cours

Le gouvernement a par ailleurs annoncé le lancement prochain d'une consultation pour réformer et compléter le "Gender Recognition Act", qui offre aux personnes transgenre une reconnaissance officielle du genre auquel elles s'identifient.

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ATS