Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La ville de Londres a été en partie paralysée par les encombrements automobiles jeudi. Le métro de la capitale britannique était en effet à l'arrêt pour la deuxième fois en moins d'un mois en raison d'une grève de son personnel.

Voiture, bus, navette fluviale, vélo: tous les moyens autres que le métro ont été mis à contribution, ce qui s'est traduit par une quasi-congestion du trafic routier. Le service spécialisé d'aide à la conduite automobile TomTom a fait état d'environ 160 km de bouchons.

Aucune rame du "Tube", par lequel transitent habituellement quelque quatre millions de passagers chaque jour, ne devait circuler pendant cette nouvelle grève de 24 heures, après celle du 9 juillet.

Nouveau service de nuit

La grève du métro est un nouvel épisode d'un long conflit qui porte notamment sur les modalités de lancement d'un nouveau service de nuit, censé débuter le 12 septembre.

Les quatre syndicats à l'origine du mouvement jugent insuffisantes les primes offertes par la direction pour assurer un nouveau service 24 heures sur 24 sur certaines lignes le week-end. Ils contestent également les modalités de sa mise en place.

Nick Brown, directeur général de London Underground, la société d'exploitation du métro, a déclaré avoir proposé aux syndicats une hausse des salaires de 2%, supérieure à l'inflation, une prime exceptionnelle de 500 livres (762 francs) et la promesse que les conducteurs conserveraient le même nombre de week-ends travaillés.

"Nous avons écouté leurs inquiétudes sur l'équilibre travail/vie privée et présenté de nouvelles propositions extrêmement justes", a-t-il dit.

Sécurité et effectifs

Les syndicats, eux, assurent être favorables au service de nuit mais se disent préoccupés par la sécurité et les effectifs. Le conflit "ne vise pas le public mais ceux qui ont bâclé la mise en place du 'Night Tube' et qui tentent de pallier les manques d'effectifs en ruinant toute chance d'un équilibre travail-vie privée pour nos membres", a dit Mick Cash, le secrétaire général du syndicat RMT.

ATS