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Les lieux fréquentés par les deux victimes à Amesbury et Salisbury ont été bouclés par mesure de sécurité, a indiqué la police. Mais aucune autre personne n'a eu besoin de soins.

KEYSTONE/EPA SOUTH WEST NEWS SERVICE/TONY KERSHAW / SWNS

(sda-ats)

Le ton est monté jeudi entre Londres et Moscou après l'empoisonnement d'un couple de Britanniques avec le même agent innervant que celui utilisé quatre mois plus tôt contre un ex-espion russe et sa fille. Le gouvernement britannique veut des explications.

La Russie de son côté a sommé Londres de "cesser ses intrigues" et demande une "enquête commune" et des excuses. "Le gouvernement de Theresa May et ses représentants auront à s'excuser pour tout ce qu'ils ont fait, auprès de la Russie comme auprès de la communauté internationale. Cela viendra plus tard, mais cela viendra", a déclaré aux journalistes la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Deux Britanniques, un homme de 45 ans et une femme de 44 ans, ont été hospitalisés samedi à Amesbury (sud-ouest), une petite ville située à une douzaine de kilomètres de Salisbury. C'est précisément dans cette ville que l'ex-agent agent russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars.

L'OIAC alertée

Les autorités britanniques ont annoncé mercredi soir que le couple avait été exposé au Novitchok, l'agent innervant de conception soviétique mis en cause dans le cas des Skripal. Le Royaume-Uni a alerté l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), selon un porte-parole de Downing Street, résidence de la Première ministre Theresa May.

"Il est maintenant temps que l'Etat russe explique exactement ce qui s'est passé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, au Parlement à l'issue d'une réunion d'urgence de l'exécutif. "Il est totalement inacceptable que nos citoyens soient des cibles délibérées ou accidentelles ou qu'on déverse du poison dans nos rues, nos parcs, nos villes", a-t-il ajouté.

Hypothèse "solide"

Jeudi, la police s'activait pour déterminer comment le couple de Britanniques a pu être exposé au même agent innervant que celui utilisé contre les Skripals. "Ce sera aux scientifiques de déterminer s'il vient du même lot", a expliqué le chef du contre-terrorisme britannique, Neil Basu.

Il a souligné qu'il n'y avait "aucune preuve" suggérant que ces nouvelles victimes "étaient visées d'une quelconque manière". "Notre solide hypothèse de travail est que le couple est entré en contact avec l'agent neurotoxique dans un endroit différent" des sites décontaminés après l'empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal, a dit le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, devant les députés.

Plusieurs lieux fréquentés par les victimes vendredi et samedi ont été fermés au public par la police, dont une pharmacie, un centre baptiste et un parc de Salisbury. Face à la panique qui menace de s'emparer de la population, l'exécutif s'est voulu rassurant. Salisbury "reste ouverte au commerce. Le gouvernement continuera à fournir tout le soutien à la communauté locale", a assuré Theresa May.

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ATS