Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond se rendra dimanche en Iran pour la réouverture de l'ambassade du Royaume-Uni, a annoncé jeudi un responsable du ministère iranien des affaires étrangères. Téhéran rouvrira également son ambassade à Londres.

"M. Hammond se rendra dimanche à Téhéran pour la réouverture de l'ambassade de ce pays", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat, sans préciser quel jour aurait lieu la réouverture. La représentation avait été fermée en 2011 après sa mise à sac par des manifestants hostiles au durcissement des sanctions contre l'Iran.

A Londres, le Foreign Office a affirmé que M. Hammond se rendrait bien à Téhéran dans les prochains jours sans confirmer la réouverture de l'ambassade. Il s'agira de la première visite d'un chef de la diplomatie britannique en Iran depuis le début des années 2000.

Rencontres au sommet

Selon le même diplomate iranien, la république islamique va ouvrir son ambassade à Londres "au même moment" que la réouverture de l'ambassade britannique à Téhéran.

Lors de sa visite, M. Hammond doit rencontrer son homologue Javad Zarif, le président Hassan Rohani et Ali Akbar Velayati, conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei, selon une source diplomatique. Il sera accompagné par un groupe de dirigeants d'entreprises, dont le patron de Royal Dutch Shell, qui s'entretiendra avec les ministres de l'Industrie, du Pétrole et des Transports.

Accord historique

Lors d'un entretien téléphonique avec le président iranien Hassan Rohani le 16 juillet, le Premier ministre britannique David Cameron avait "exprimé son intérêt" à rouvrir l'ambassade britannique en Iran.

Cette réouverture intervient un peu plus d'un mois après la conclusion le 14 juillet d'un accord nucléaire entre l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) après près de deux années de discussions intenses.

L'accord prévoit de limiter au nucléaire civil le programme iranien en échange d'une levée progressive et réversible des sanctions internationales imposées à l'économie iranienne depuis 2006.

ATS