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Déborah de Robertis, vêtue d'un pantalon ouvert à l'entrejambe, s'était assise cuisses écartées et sexe apparent sous "La Joconde", entourée de deux hommes (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

L'artiste franco-luxembourgeoise Déborah de Robertis, poursuivie pour exhibition sexuelle après une performance au Louvre, a été relaxée mercredi par un tribunal de Paris. Elle a toutefois écopé de 35 heures de travail d'intérêt général pour avoir mordu un gardien.

Le 24 septembre, la jeune femme de 33 ans, vêtue d'un pantalon ouvert à l'entrejambe, s'était assise cuisses écartées et sexe apparent sous "La Joconde", entourée de deux hommes. Caméra accrochée au front, elle avait scandé "Mona Lisa, ma chatte, mon copyright" dans un mégaphone doré, devant plusieurs dizaines de touristes venus admirer le tableau de Léonard de Vinci.

Les gardiens du musée avaient fait évacuer la salle et la police l'avait interpellée. Elle avait passé deux jours en garde à vue.

Organes génitaux pas visibles

Pour le tribunal correctionnel, qui a retenu les arguments de la défense, il s'agissait là d'un "acte militant et artistique" et l'on n'y retrouve "pas d'élément intentionnel" de commettre une exhibition sexuelle. Les juges ont noté "l'absence d'exposition des organes génitaux", "seuls les poils pubiens" étant visibles.

"J'ai reproduit une photographie très connue de Valie Export", performeuse autrichienne connue pour ses actions provocatrices dans les années 1970, a expliqué l'artiste devant le tribunal. "Ce n'est pas une nudité sexuelle que j'expose, c'est un outil". Cette performance au Louvre consistait à "interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art", a-t-elle ajouté.

Mme de Robertis s'était déjà dénudée devant "La Joconde" en avril, au cours d'une autre performance qui ne lui avait pas valu de poursuites.

Elle avait en outre fait l'objet de rappels à la loi en 2014 et 2016 pour deux actions dénudées dans un autre musée parisien, celui d'Orsay. Elle y avait imité deux chefs-d'oeuvre, "L'origine du monde", de Gustave Courbet, puis "L'Olympia", d'Édouard Manet.

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ATS