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"La pauvreté n'est pas vaincue", a affirmé le président de la Confédération Alain Berset lors de la Conférence nationale contre la pauvreté.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Les partenaires du Programme national de prévention et de lutte contre la pauvreté, qui prend fin en 2018, tirent un bilan "positif". Mais rien n'est gagné, ont-ils admis vendredi à Berne lors d'une conférence finale.

"Il reste énormément à faire", a déclaré Alain Berset au début de la Conférence nationale contre la pauvreté. "La pauvreté n'est pas vaincue", a ajouté le président de la Confédération, qui la juge "inacceptable" dans un pays aussi riche que la Suisse. Il a toutefois estimé que le programme lancé en 2014 et qui a impliqué la Confédération, les cantons, les villes, les communes et la société civile avait permis de progresser dans la bonne direction.

"Ces cinq années nous ont permis de renforcer les réseaux et les collaborations (entre les différents acteurs)", a résumé Alain Berset. "Nous avons pu, aussi, approfondir les connaissances dans certains domaines, échanger les informations les plus actuelles que nous avons sur la pauvreté et surtout définir ensemble des champs d'action et de bonnes pratiques."

Objectifs partiellement atteints

Mais les objectifs n'ont été que partiellement atteints, a admis le conseiller fédéral. A titre d'exemple, il a rappelé que la plateforme d'informations en ligne pour les personnes touchées par la pauvreté ainsi que le monitoring de la pauvreté à l'échelle nationale, prévus au départ, n'avaient finalement pas vu le jour.

Alain Berset a insisté sur l'importance des assurances sociales. "Sans les prestations sociales, il y aurait aujourd'hui quatre à cinq fois plus de personnes touchées (par la pauvreté) en Suisse." À ce sujet, le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard (PS), qui s'est exprimé après Alain Berset, a d'ailleurs déploré que le minimum vital ait été récemment "remis en cause" dans certains cantons.

Pas de nouvelles mesures

De manière générale, Pierre Yves-Maillard a regretté que le programme n'ait pas permis le développement de nouvelles mesures de politique sociale. "Les mesures actuelles ne sont pas suffisantes", a-t-il lancé. Il a souligné qu'à l'heure actuelle, un salaire d'ouvrier n'est plus suffisant pour faire vivre une famille et que les charges fixes (assurances, loyers, etc.) grimpent plus vite que les revenus.

Pour Jürg Brechbühl, directeur de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), le programme a permis de mieux comprendre la pauvreté. La conseillère municipale bernoise Franziska Teuscher, membre du comité de l'Initiative des villes pour la politique sociale, s'est réjouie du fait qu'il avait permis d'inscrire cette question à l'ordre du jour politique.

Prolongement jusqu'en 2024

Au vu du taux de pauvreté actuel de 7,5% et des changements structurels qui affectent l'économie, la Confédération, les cantons, les villes et les communes ont décidé de poursuivre leurs efforts jusqu'en 2024, indiquent-ils dans une déclaration commune. Le nouveau programme, rebaptisé Plateforme nationale contre la pauvreté, sera doté de moyens inférieurs, comme déjà annoncé le 18 avril dernier par le Conseil fédéral.

Le budget a été ramené à 2,5 millions de francs sur cinq ans contre 9 millions pour la période 2014-2018. Après la phase intensive du programme, le rôle de la Confédération sera désormais d’accompagner la mise en oeuvre par les cantons et les communes des recommandations qui ont été formulées. Les domaines prioritaires sont la promotion des chances de formation, l'intégration sociale et professionnelle et l'amélioration des conditions de vie générales.

Critiques de Caritas

La décision de réduire la voilure du programme et de confier la lutte contre la pauvreté aux cantons a été critiquée par Caritas Suisse dans une prise de position récente. L'organisation caritative estime que la Confédération se distancie du problème.

En 2016, 615'000 personnes étaient touchées par la pauvreté en Suisse, dont 108'000 enfants, selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Le seuil de pauvreté se situait en 2016 à 2247 francs par mois en moyenne pour une personne seule et à 3981 francs par mois pour un ménage avec deux adultes et deux enfants de moins de 14 ans.

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ATS