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Gérard Collomb a demandé à la police de "tout mettre en oeuvre pour identifier les auteurs de cet acte afin qu’ils aient à en rendre compte" (image d'illustration).

Keystone/EPA/CAROLINE BLUMBERG

(sda-ats)

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a déploré lundi la disparition d'une stèle érigée à Lyon en mémoire des 44 enfants juifs et 7 adultes déportés après la rafle d'Izieu dans l'Ain en 1944.

"Cet acte lâche et odieux heurte la mémoire des victimes et constitue un affront aux valeurs de la République", a-t-il affirmé dans un communiqué. M. Collomb, ancien maire de Lyon, "souhaite que tout soit mis en œuvre pour identifier les auteurs de cet acte afin qu’ils aient à en rendre compte".

D'après le président régional de l'association des Filles et fils de déportés juifs de France (FFDJF), Jean Lévy, cité par l'AFP, la stèle a été "brisée et arrachée". "C'est d'autant plus grave que nous venons de célébrer les 30 ans du procès de Klaus Barbie", le responsable de la rafle d'Izieu, a-t-il ajouté.

La rafle fut organisée le 6 avril 1944 par la Gestapo dans ce village de l'Ain. Quarante-quatre enfants juifs, âgés de 4 à 17 ans, et les sept adultes qui les encadraient dans la maison où la petite colonie avait trouvé refuge, étaient alors tombés aux mains des nazis, victimes de la délation.

Ils furent envoyés à Auschwitz. Un seul en reviendra. Un autre adolescent réussit, lui, à s'enfuir au moment de la rafle. Deux des jeunes prisonniers, les plus âgés du groupe, et le directeur de la colonie seront fusillés peu après leur arrestation.

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ATS