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L'Alliance des organisations de consommateurs revient à la charge contre les hausses de tarifs de La Poste entrées en vigueur le 1er avril. Lors d'une rencontre jeudi, l'ex-régie a refusé de revenir en arrière. Les associations de consommateurs ont saisi M. Prix.

La Fédération romande des consommateurs (FRC) et ses homologues alémanique (SKS) et tessinoise (ACSI) s'offusquent surtout des augmentations pour les changements d'adresse, les procurations et les réexpéditions. Elles dénoncent aussi les tarifs différenciés entre les opérations au guichet et par Internet, qui discriminent ceux qui n'ont pas de connexion à la maison.

Pour les demandes de réexpédition par exemple - en cas de déménagement - le tarif est passé de 15 francs à 42 francs au guichet et 30 francs par Internet. Pour éviter cette discrimination liée à l'utilisation d'Internet, l'Alliance propose la mise à disposition de terminaux dans les offices et agences postales.

Fichiers lucratifs

Pour un changement d'adresse, il en coûte désormais 42 francs au tarif normal et 30 francs par Internet. L'Alliance demande au Surveillant des prix de réexaminer la hausse intervenue en tenant compte des revenus que La Poste tire de la commercialisation de ses fichiers actualisés, qu'elle vend aux entreprises.

Alors que La Poste prétend que la hausse des tarifs est nécessaire pour couvrir ses coûts, l'Alliance des organisations de consommateurs estime qu'il faut absolument refaire le calcul en y intégrant les sommes très importantes que le géant jaune exige des entreprises pour leur fournir des adresses actualisées.

Monsieur Prix, Stefan Meierhans, veut "intégrer cette problématique dans l'examen global des tarifs postaux qui est en cours", a-t-il expliqué à l'ats. Pour l'instant, la vente de bases de données d'adresses n'a pas été examinée en détail, précise-t-il.

Du côté de La Poste, le porte-parole Oliver Flüeler argumente que l'entreprise a dû augmenter ses tarifs dans les domaines concernés pour couvrir les frais engendrés.

ATS