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Le géant allemand des médias Axel Springer ne se fournira plus en papier auprès du leader canadien de la sylviculture, Produits forestiers Résolu (PFR). Motif: des tensions du forestier avec les autochtones et les écologistes.

"Axel Springer observe depuis des années avec attention les querelles entre les organisations environnementales, les Premières Nations et l'industrie forestière", a indiqué dans un courriel à l'AFP Michael Schneider, porte-parole du groupe. Interrogé vendredi, PFR n'a pas souhaité faire immédiatement de commentaire.

L'organisation écologiste Greenpeace mène une campagne depuis plusieurs années pour s'opposer à l'exploitation excessive de la forêt boréale par les entreprises de bois, dont PFR. Cette société poursuit en justice l'ONG et réclame des dommages à hauteur de 7 millions de dollars canadiens (5 millions de francs).

Licences FSC

Le groupe forestier canadien a été privé ces dernières années de licences FSC (certification de développement durable). Cela en raison du non respect de traités conclus avec des populations autochtones ou pour des efforts jugés insuffisants pour la protection d'espèces animales, le caribou forestier en particulier.

Greenpeace milite auprès des grands acheteurs mondiaux de papiers. L'ONG plaide pour que ces derniers ne s'approvisionnent qu'en produits certifiés FSC.

Perte d'emplois

Appuyé par plusieurs élus québécois, y compris le Premier ministre de la province Philippe Couillard, PFR a récemment lancé une grande campagne dans les médias ciblant les écologistes. La société les accuse de "désinformation" et de faire perdre des emplois aux régions.

"Dans les conflits entre Greenpeace et Résolu, nous avons lancé des enquêtes à plusieurs reprises ces dernières années en visant l'optimisation écologique et sociale de la chaîne du bois et du papier", a indiqué le groupe Axel Springer.

Des alternatives

"Vu l'escalade actuelle tant juridique que dans la communication, du côté de Résolu, Axel Springer a, fin 2014, mis fin à sa relation contractuelle", a ajouté Michael Schneider.

"Tant que la situation entre Résolu et les groupes d'intérêt concernés n'aura pas changé, Axel Springer ne passera pas de nouveaux contrats", conclut-il. Le groupe souligne avoir "développé de nouvelles alternatives pour remplacer le papier d'impression canadien".

ATS