Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La qualité des médias a un peu diminué l'an dernier par rapport à 2009, selon une étude. Le nombre d'informations divertissantes a augmenté, alors que la proportion de nouvelles dites sérieuses a reculé. Les journalistes mettent aussi moins les informations en perspective.

Non seulement la population suisse a moins recours aux médias, mais ceux-ci comptent toujours plus d'informations légères, selon une étude sur la qualité des médias réalisée pour la seconde année consécutive par des chercheurs de l'Université de Zurich.

Sur les sites Internet, la proportion d'informations divertissantes est en hausse de 7%. Dans les journaux gratuits, elle augmente de 9%. Le site Blick.ch compte 23% de nouvelles sérieuses, contre 88% pour la "NZZ" et 82% pour "Le Temps".

Il est indéniable que le journalisme occupe une "fonction centrale dans la démocratie", car il permet de susciter le débat. La baisse de qualité des médias est donc problématique.

Vie privée

Le nombre de dossiers et articles qui "traitent des sujets plus complexes et pertinents pour la société" a augmenté de 2 points. La radio publique (49%) et les journaux et magazines payants suprarégionaux (43%) en diffusent le plus.

A l'inverse, les sites en ligne, la presse de boulevard et les journaux gratuits se concentrent sur les personnes et leur vie privée, ce qui nuit à la qualité, selon les auteurs des annales sur la qualité des médias. Ce type de nouvelles a toutefois diminué de 4 points par rapport à 2009.

Faits divers

En revanche, les catastrophes, accidents et crimes ont été davantage personnalisés (+ 3 points) l'an dernier. Et la vie privée des politiciens ou responsables de l'économie plus souvent représentée (+ 4 points).

Si l'on tient compte de tous ces "indicateurs de qualité", la radio publique obtient le meilleur score. Elle est suivie des quotidiens suprarégionaux payants ("NZZ", "Le Temps") et, avec une certaine distance, de la télévision publique. Au milieu du classement, les auteurs mentionnent les quotidiens régionaux payants. La presse de boulevard, les gratuits et les médias en ligne sont les plus mal notés.

ATS