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Les hôpitaux suisses sont de plus en plus confrontés à des ruptures de stock touchant principalement certains médicaments tombés dans le domaine public, des anticancéreux notamment. S'y ajoutent des problèmes de qualité, les matières premières provenant surtout d'Inde ou de Chine.

"Ces deux pays produisent entre 70% et 80% des principes actifs génériques", a expliqué mardi le CHUV, revenant sur des informations de la "Sonntagszeitung" et du "Matin Dimanche". A cause des marges de plus en plus faibles, "les entreprises travaillent de plus en plus en flux tendu". Conséquence: des ruptures de stock, "deviennent de plus en plus fréquentes".

Ces problèmes vont "crescendo depuis 2011". Ainsi, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) avait épuisé son stock de Cisplatine, un anticancéreux connu depuis longtemps et très utilisé. Comme d'autres grands hôpitaux suisses, il a dû se fournir en Allemagne, en attendant la prochaine livraison promise pour la mi-avril.

"Grave problème"

"Une quinzaine de médicaments posent problème", selon l'établissement. Les grands hôpitaux sont les plus touchés car c'est là que se concentrent les médicaments anticancéreux.

Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), pas moins d'une cinquantaine de médicaments sont actuellement en attente de livraison. "C'est un grave problème qui nous occupe quelques heures chaque jour", a indiqué la pharmacie des HUG.

Problèmes de qualité

Différentes préparations sont concernées, y compris des vaccins qui "manquent régulièrement". Dans certains cas, l'hôpital se voit contraint de reprendre l'original, même s'il coûte plus cher que le générique, ou de se fournir en Allemagne, pays plus grand que la Suisse avec de nombreux "génériqueurs".

Autre souci: la qualité. Dans 75% des cas, les certificats suspendus ou retirés pour défaut de qualité concernaient l'Inde ou la Chine, a noté le CHUV. "Les usines chinoises sont cinq fois moins inspectées que les sites européens", selon lui.

ATS