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Plusieurs ONG ont annoncé la suspension de leurs opérations de secours en cours en mer Méditerranée suite à diverses décisions libyennes.

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Les militants anti-migrants du collectif "Defend Europe" ont annoncé jeudi soir la fin de la mission du navire C-Star, après moins d'une semaine de patrouille au large de la Libye. Un "succès indiscutable et total", ont-ils affirmé.

"Aujourd'hui, Defend Europe vient de terminer sa première mission", ont annoncé dans un communiqué ces militants venus du groupe d'extrême droite Génération identitaire (GI). Un appel aux dons sur internet qui a récolté plus de 228'000 dollars (220'000 francs) a permis au collectif de loué un navire à Djibouti.

Le C-Star est parti début juillet de la Corne de l'Afrique. Retardé par des difficultés administratives et judiciaires à Suez et à Chypre, il n'est arrivé que le 5 août au large de la Libye.

"Nous vous demandons de quitter la zone de secours", a-t-il alors lancé par radio à plusieurs navires d'ONG. "Vous agissez comme un facteur incitatif pour les trafiquants d'êtres humains, leur faisant gagner des millions. Nous allons vous surveiller, les temps où personne ne voyait ce que vous faites sont terminés".

Baisse des arrivées

En raison de divers ennuis, le navire a finalement entamé ses patrouilles six jours plus tard, se contentant principalement de tourner autour des navires d'ONG présents dans la zone en leur répétant le même message. Puis il a mis le cap au nord mercredi soir, selon les sites de suivi du trafic maritime, et a jeté l'ancre jeudi soir au large de Malte.

Les militants qui étaient à bord ont prévu une conférence de presse samedi à Lyon (France). Dans leur communiqué, ils relèvent la récente baisse du nombre de navires d'ONG patrouillant au large de la Libye et surtout du nombre de migrants tentant la traversée.

L'Italie n'a enregistré que 13'500 arrivées sur ses côtes depuis le 1er juillet contre 30'500 l'an dernier à cette même période. Mais les experts y voient le résultat d'efforts entamés de longue date pour ralentir les flux au sud de la Libye et pousser les gardes-côtes libyens à intercepter les migrants dans leurs eaux.

Décision dénoncée

Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a lui vivement dénoncé jeudi à l'ONU la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, qui contrevient selon lui au droit international.

"Trop c'est trop ! Vous ne pouvez empêcher le désespoir des gens, vous devez créer des couloirs humanitaires sécurisés et développer l'information dans les pays pour les gens qui décident de partir", a-t-il affirmé à des journalistes après un entretien avec le secrétaire général de l'ONU, le Portugais Antonio Guterres.

"L'Union européenne n'est pas pro-active" sur cette question, a-t-il déploré en parlant "d'échec" européen. "Nous parlons de vies, de dignité pour des dizaines de milliers de personnes, de la Convention de Genève pour les réfugiés !", s'est-il emporté.

Suspension

La Croix-Rouge italienne compte 160'000 volontaires qui travaillent principalement dans les ports italiens. Au cours des six premiers mois de l'année, elle dit avoir aidé quelque 94'000 personnes.

A la suite de l'interdiction libyenne, perçue comme une menace, et quelques jours après des tirs de sommation des gardes-côtes libyens face à un navire humanitaire près des côtes, plusieurs ONG - MSF, Sea Eye, Save the children, etc. - ont annoncé la suspension de leurs opérations de secours.

Depuis le début de 2014, l'Italie a vu débarquer plus de 600'000 migrants sur ses côtes. Et 14'000 personnes ont péri en mer.

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ATS