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Le candidat de la gauche radicale à la présidentielle en France Jean-Luc Mélenchon a réuni samedi des dizaines de milliers de partisans sur une plage de Marseille. Il a appelé à "expédier à terre le pouvoir de la droite" et du sortant Nicolas Sarkozy.

C'est une nouvelle démonstration de force qu'a réussie Jean-Luc Mélenchon, réussissant pour la troisième fois en un mois à réunir en plein air ses partisans, 120'000 selon les organisateurs, à la veille de la bataille des méga-meetings qui doivent opposer à Paris Nicolas Sarkozy au socialiste François Hollande.

Au coude-à-coude

"Nous chantons l'Internationale et la Marseillaise en même temps (...). Nous devons expédier à terre le pouvoir de la droite et de son représentant, Nicolas Sarkozy", a assuré ce tribun flamboyant, ancien ministre socialiste âgé de 60 ans.

Les sondages le placent au coude-à-coude avec la candidate d'extrême droite Marine Le Pen pour la troisième place à huit jours du premier tour du scrutin.

Le succès de M. Mélenchon dans les meetings en plein air fait des émules: dimanche, le président sortant Nicolas Sarkozy va réunir ses supporters place de la Concorde à Paris, tandis que François Hollande convie ses partisans devant le château de Vincennes, en périphérie sud-est de la capitale.

Hollande devancé

M. Sarkozy a officiellement reconnu samedi, dans un discours à Perpignan, la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des harkis après la fin de la guerre d'Algérie en 1962. Ces combattants musulmans s'étaient battus au service de la France.

Son adversaire à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, le socialiste François Hollande, s'était engagé le 6 avril à "reconnaître" la responsabilité de la France dans "l'abandon des harkis" s'il est élu.

L'hommage rendu aux harkis est aussi politique. Au-delà de cette communauté, il peut toucher celle des rapatriés français d'Algérie, les "pieds noirs", estimées à 3,2 millions d'électeurs potentiels, qui avaient largement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007.

ATS