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Møller rejette toute intimidation des grévistes à l'ONU à Genève

Le directeur général de l'ONU à Genève Michael Møller dit ne pas vouloir s'en prendre à ses collaborateurs (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le directeur de l'ONU à Genève Michael Møller nie avoir tenté d'intimider le personnel qui s'est mis en grève pour un second jour. Il a aussi refusé de commenter la désignation de John Bolton aux Etats-Unis qui intervient dans un contexte de "course aux armements".

Accusé il y a une semaine par le président du Conseil de coordination des associations de personnels de l'ONU et de ses agences à Genève d'avoir tenté de dissuader toute grève, il a dit devant la presse "ne pas être dans le commerce de l'intimidation de ses propres collaborateurs". Il a souligné que son courriel veillait à leur rappeler "que nos règles ne prennent pas en compte" un débrayage et que la direction "s'adapterait" et "prendrait des mesures" en conséquence.

Il a remercié le personnel qui garantissait vendredi la possibilité au Conseil des droits de l'homme de voter ses résolutions au terme d'un mois de travaux. Celui-ci s'est "porté volontaire" et le président de l'enceinte Vojislav Suc n'a pas demandé à ce qu'ils soient réquisitionnés, contrairement aux allégations, dit-il.

Vendredi, les fonctionnaires internationaux à Genève ont débrayé pour un second jour, une semaine après le premier. "Non à des coupes unilatérales des salaires", demandait une banderole à l'entrée du Palais des Nations par la Place des Nations. Le personnel a ensuite manifesté devant ce siège européen de l'ONU.

Ils protestent contre les coupes prévues de 5,1% de leurs rémunérations par la Commission de la fonction publique internationale (CFPI). Malgré un compromis trouvé l'année dernière avec cet organe technique sur une réduction de 3%.

Guterres à nouveau en mai à Genève

Ils contestent une décision prise en s'appuyant sur une adaptation controversée du coût de la vie dans la région et demandent une réforme de la CFPI. Une revendication partagée par M. Møller qui affirme que cet organe "technique" et "un peu vieux" ne doit pas être "une machine à couper". L'Assemblée générale devra la repenser, selon lui.

Autre thématique, dans sa fonction de secrétaire de la Conférence du désarmement (CD), le directeur général n'a pas souhaité commenter la désignation de John Bolton comme conseiller américain à la sécurité nationale. "Je ne suis pas certain que le degré de difficulté soit multiplié par la nomination d'un responsable", a-t-il toutefois affirmé.

John Bolton avait récemment souhaité une première frappe sur la Corée du Nord. Avant de proposer que le sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ait lieu à Genève.

Plus largement, M. Møller se dit inquiet de la "course aux armements" actuelle. "Les discussions portent moins sur la paix et plus sur la guerre", déplore-t-il. Il souhaite que la Conférence du désarmement se prononce sur les conséquences des nouvelles technologiques. Et d'estimer que "l'intelligence artificielle est plus dangereuse que la menace nucléaire".

A la CD, présidée actuellement par la Suisse, "c'est aux Etats d'aller de l'avant", dit-il. Mais il intervient régulièrement "pour alléger les tensions". Le secrétaire général Antonio Guterres détaillera en mai à Genève sa nouvelle initiative pour le désarmement qui vise "une approche plus large".

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