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M. Burkhalter prévoit une nouvelle votation sur l'UE dans deux ans

Ce contenu a été publié le 04 mai 2014 - 06:26
(Keystone-ATS)

Le peuple devra se prononcer dans deux ans sur les accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE), selon Didier Burkhalter. Pour le président de la Confédération, interviewé par la "NZZ am Sonntag" et la "SonntagsZeitung", le parcours sera d'ici là "semé d'embûches".

"Je pense que nous devrons voter dans deux ans sur la voie bilatérale avec l'UE", affirme Didier Burkhalter. Et le peuple ne tranchera qu'au terme d'un long processus, ajoute-t-il.

"Nous n'en sommes qu'au début", poursuit le ministre des affaires étrangères. La votation aura lieu si l'on réussit à redéfinir la voie bilatérale avec l'UE et à créer une base solide. Avant de pouvoir discuter de libre circulation des personnes avec les Européens, "nous devons nous unir en Suisse", souligne le conseiller fédéral.

D'après lui, une nouvelle votation ne remettrait pas en cause le "oui" à l'initiative contre l'immigration de masse de l'UDC. "Je ne recherche que la meilleure solution pour la Suisse, rien de plus, rien de moins", assure-t-il. "La volonté du peuple doit être concrétisée, tant pour l'initiative sur l'immigration que pour la voie bilatérale, soutenue déjà sept fois" par les Suisses.

Compromis "possible"

De son côté, Ueli Maurer soutient la stratégie du Conseil fédéral, contrairement à son parti: "il n'est pas juste d'insinuer que le Conseil fédéral fera de toute façon des compromis" avec l'UE, déclare-t-il dans une interview à la "SonntagsZeitung".

Il ne faut pas mélanger les divergences autour de la libre circulation des personnes et la recherche de solutions dans les relations institutionnelles avec l'UE, souligne le ministre de la défense, concédant que la question de l'immigration pourrait bien revenir sur le tapis. Selon lui, le gouvernement doit être libre de chercher une voie pour les négociations avec l'UE, "même s'il doit pour cela faire des compromis sur l'immigration".

Mercredi, la décision du Conseil fédéral de traiter les Croates comme les autres ressortissants des pays de l'UE a contribué à détendre les relations entre Berne et Bruxelles. La découverte d'une solution contingentée pour la libre circulation ouvre à nouveau le chemin des négociations avec les Européens.

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