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Johann Schneider-Ammann s'est exprimé notamment devant des étudiants et des scientifiques palestiniens à l'université de Birzeit.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Johann Schneider-Ammann a témoigné samedi de son respect pour les entrepreneurs palestiniens. Partout, il faut du courage pour être innovant, mais la situation est encore plus compliquée dans les territoires occupés, a-t-il déclaré lors d'un discours en Cisjordanie.

Il faut du courage pour lancer de nouvelles entreprises et s'exposer aux risques que l'entrepreneuriat exige. "Mais ici, vous devez affronter des risques dans les conditions extrêmes de l'occupation", a ajouté le conseiller fédéral dans un discours à l'université de Birzeit, près de Ramallah.

L'accès aux Territoires palestiniens est limité, tout comme la liberté de mouvement. La libre circulation des capitaux et des biens n'est pas assurée. En outre, les Palestiniens n'ont pas de monnaie propre, a-t-il énuméré.

"Votre résistance, votre courage et votre détermination méritent mon respect", a lancé le ministre de l'Economie devant des étudiants et des scientifiques palestiniens, ainsi qu'une délégation de représentants du monde politique, économique et scientifique suisse.

Nouveaux accents

La table ronde qui a suivi a laissé entendre de nouvelles tonalités: les interlocuteurs les plus âgés ont rendu l'occupation israélienne responsable de tous les problèmes des Territoires palestiniens, mais les entrepreneurs les plus jeunes ont exigé plus de responsabilité de la part des Palestiniens eux-mêmes.

Ils ont demandé à la diaspora palestinienne de plus investir dans les territoires et réclamé des baisses d'impôts à l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

La visite de trois jours de Johann Schneider-Ammann en Israël et dans les territoires palestiniens est placée sous le signe de l'innovation, de la numérisation et des start-up. Il s'agit de profiter de l'expérience des jeunes entrepreneurs des deux entités et d'en tirer d'éventuelles leçons pour la Suisse.

Rencontres ministérielles

Au premier jour de sa visite, M. Schneider-Ammann a également rencontré le vice-premier ministre palestinien Ziad Abu Amr, le ministre de l'Economie Abeer Odeh et le chef de la diplomatie Riad al-Malki. Les entretiens ont également porté sur les questions de formation et de formation professionnelle, les relations bilatérales et les difficultés économiques dans les territoires occupés.

Les relations scientifiques entre la Suisse et les Territoires palestiniens sont demeurées jusqu’ici plutôt modestes, selon le Département fédéral de l'économie (DEFR). Des projets de recherche intéressants existent cependant, notamment entre quelques institutions suisses et l’Université de Birzeit.

Potentiel de coopération

Chaque année, une dizaine d’étudiants palestiniens reçoivent une bourse d’excellence pour étudier en Suisse. Bénéficiant de jeunes diplômés avec un haut niveau d’éducation, de sa proximité avec Israël et de ses débouchés dans l’ensemble du Moyen-Orient, le secteur des start-up palestiniennes est en pleine croissance et offre un nouveau potentiel de coopération, estime le DEFR.

Devant les journalistes suisses, M. Schneider-Amman s'est dit impressionné par le degré de développement et d'innovation des territoires palestiniens. "Nous avons constaté qu'il pourrait y avoir des projets qui doivent être examinés", a-t-il déclaré. C'est notamment le cas dans le domaine de la robotique.

Le Bernois a par ailleurs expliqué le système suisse de formation professionnelle aux trois ministres palestiniens. Il les a invités à un symposium sur le sujet qui se tiendra en juin à Winterthour (ZH).

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ATS