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Plusieurs chantiers ont été bloqués par les syndicats à Genève pour demander aux patrons de négocier une "solution conventionnelle" (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les syndicats genevois durcissent le ton contre les patrons du gros oeuvre pour les appeler à négocier. Des dizaines de leurs représentants ont cadenassé jeudi matin cinq grands chantiers pour demander de meilleures conditions pour les maçons.

"On demande seulement que les patrons se remettent à la table des négociations", a dit à l'ats un secrétaire du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT), Thierry Horner. Mais ceux-ci "se retranchent" derrière leurs centrales comme la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et le Groupement genevois d'entreprise du bâtiment et du génie civil (GGE), selon lui.

Une trentaine de représentants, du SIT, de Syna et d'UNIA ont fermé jeudi matin cinq chantiers de sociétés membres de ces faîtières, dont un "emblématique" où la moitié des employés sont des temporaires. Environ 300 personnes ont été contraintes d'arrêter de travailler pendant cette action.

Les syndicats s'en prennent notamment au président de la SSE dans le contexte de l'expiration fin 2018 de la Convention collective de travail (CCT) nationale. Celui-ci souhaite une baisse de salaire pour les travailleurs âgés ou sortant de formation, une augmentation du temps de travail jusqu'à 50 heures hebdomadaires et, "déclaration de guerre", la remise en cause de la retraite à 60 ans, ajoutent-ils.

Et de cibler également le discours des patrons genevois, alors que les maçons dans le canton bénéficient de conditions particulières. Les syndicats leur reprochent notamment un recours abusif au travail temporaire et une situation de plus en plus précaire pour les employés. Et de refuser de négocier ou de revenir sur leur engagement à discuter d'"une solution conventionnelle".

Autre préoccupation, les salariés n'ont pas obtenu d'augmentation depuis 4 ans. Alors que les prix augmentent. Des travailleurs ont aussi été contraints ces dernières semaines à oeuvrer à -15°, sans interruption ni habits de protection réglementaires, ajoutent les trois centrales, qui ciblent également des violations des droits syndicaux de la part d'un haut responsable local de la SSE, considérées comme "scandaleuses".

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ATS