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Dans son discours d'une heure, Benoît Hamon a défendu un projet qui repose sur une politique et non le rassemblement derrière une figure charismatique ou un homme providentiel.

KEYSTONE/AP/KAMIL ZIHNIOGLU

(sda-ats)

Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont fourbi leurs armes ce week-end à Lyon en prévision du premier tour de la présidentielle en France (23 avril). Le candidat du parti socialiste (PS) Benoît Hamon a, lui, été officiellement investi à Paris.

L'effet Macron ne faiblit pas. L'ancien ministre de l'économie et chef de file du mouvement "En marche" a attiré la grande foule samedi après-midi au Palais des Sports de Lyon: près de 8000 personnes présentes à l'intérieur des murs et des milliers d'autres l'écoutant religieusement sur un écran placé en-dehors.

S'en prenant à Marine Le Pen (sa principale adversaire selon les derniers sondages), il s'est écrié: "Certains prétendent parler au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques. Ils ne parlent pas au nom du peuple, ils parlent au nom de leurs aigreurs".

Pour le lancement de sa campagne, en attendant l'annonce en détail de son programme à fin février, Emmanuel Macron a martelé la fameuse devise: "Liberté, égalité, fraternité". Il a aussi plaidé pour faire de la France "une terre d'innovation" en libérant le travail.

Les derniers sondages le placent en deuxième position au premier tour de la présidentielle, devant le candidat de la droite, François Fillon, et en position de challenger de Marine Le Pen, en tête.

Candidate du peuple

Cette dernière avait aussi choisi la capitale des Gaules pour son premier meeting de campagne. La candidate du Front national (FN) s'est présentée dimanche comme "la candidate de la France du peuple", se disant opposée à "la droite du fric, la gauche du fric".

"Après des décennies d'erreurs et de lâcheté, des fausses alternances faites de reniement, de laissez-aller, de laissez-passer, de laissez-faire, nous sommes à la croisée des chemins", a-t-elle lancé devant quelque 3000 partisans.

"La France est un acte d'amour, cet amour a un nom: le patriotisme", a affirmé la présidente du parti populiste. "Vous avez le droit d'aimer votre pays, et vous avez le droit de le montrer, il est temps de revivifier le sentiment national", a clamé Marine Le Pen. Sur quoi ses supporters ont scandé: "On est chez nous".

La veille, la candidate du FN avait énuméré ses "144 engagements". Elle ne promet plus la "sortie de l'euro", mais le "rétablissement d'une monnaie nationale" et laisse de côté pour l'heure le rétablissement de la peine de mort pour une "perpétuité réelle".

Exploit technique de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon avait aussi choisi Lyon pour une expérience inédite: un double meeting en direct dans deux villes. Physiquement présent dimanche à Lyon, le candidat de la gauche radicale a pu être vu quasi-simultanément via un hologramme dans une salle de la banlieue parisienne.

Le candidat de "La France insoumise" a appelé à sortir des traités européens: "l'Europe, on la change ou on la quitte !". Il a aussi dénoncé "un monde obscène où huit milliardaires possèdent autant que la moitié de l'humanité".

Il n'a pas été avare d'attaques contre Emmanuel Macron, plus ciblé que Marine Le Pen. Il l'a attaqué sur la loi Travail en appelant ses sympathisants à résister aux "champignons hallucinogènes qui poussent dans la jungle politique et la bulle médiatique".

Hamon investi

Plus discrètement, Benoît Hamon a revêtu dimanche les habits de candidat officiel du PS en prononçant un discours rassembleur à la salle de la Mutualité à Paris où 2000 personnes étaient réunies.

"Tout ce que je perçois partout où je vais montre qu'est en train de se lever un vent, un mouvement, une aspiration à nous tourner vers l'avenir qui va une fois de plus démentir tous les pronostics", a-t-il dit dans une allusion aux sondages qui donnent la gauche exclue du second tour.

Fillon mise sur des tracts

Alors que les principaux candidats entament la bataille, le candidat de la droite François Fillon était contraint de distribuer des tracts pour tenter de se sortir du bourbier du "Penelopegate". Trois millions de feuilles volantes dénonçaient ainsi "une machination ourdie par des officines" pour empêcher sa candidature.

Dernier coup de poignard: le centriste et maire de Pau François Bayrou a indiqué dimanche que François Fillon devait se retirer.

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ATS