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Dans un discours très présidentiel, Emmanuel Macron a déclaré devant ses partisans qu'il souhaitait "rassembler tous les Français". Il a assuré qu'il porterait "la voix de l'espoir" pour la France et "pour l'Europe".

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Le second tour de la présidentielle en France va opposer le 7 mai le centriste pro-européen Emmanuel Macron à la candidate du Front national (FN) Marine Le Pen. A droite comme à gauche, le mot d'ordre est simple: "faire barrage" au FN.

Vers 23h30, le candidat du mouvement En Marche! obtenait 23,54% des voix, selon des résultats partiels portant sur environ 40 millions de bulletins dépouillés diffusés par le ministère de l'Intérieur. Il devançait Marine Le Pen (22,33%), François Fillon (19,87%) et Jean-Luc Mélenchon (19%).

Avec la défaite de François Fillon (Les Républicains), c'est la première fois depuis 1958 que la droite n'est pas qualifiée et la première fois qu'aucun des deux grands partis qui ont dominé la vie politique depuis près d'un demi-siècle n'est présent avec la défaite programmée du socialiste Benoît Hamon (un peu moins de 6%).

"Patriotes" contre "nationalistes"

"On tourne clairement une page de la vie politique française", a indiqué à l'AFP Emmanuel Macron, 39 ans. "Les Français ont exprimé leur désir de renouvellement. Notre logique est désormais celle du rassemblement" en vue du second tour.

Devant ses partisans, il a affirmé vouloir devenir dans les quinze prochains jours "le président des patriotes face à la menace des nationalistes". Il a promis de porter "la voix de l'espoir" pour la France et "pour l'Europe".

Le Pen donnée battue

Marine Le Pen, elle, a salué "un résultat historique" et assuré qu'une "première étape" était franchie. Selon celle qui a mené campagne sur l'opposition entre "patriotes" et "mondialistes", le second tour donnera le choix entre "la grande alternance" et la "dérégulation".

Mais tous les sondages la donnent battue, faute de report de voix suffisants. L'ensemble de la classe politique française, de droite comme de gauche, a en effet appelé à "faire barrage" à l'extrême droite. Selon deux sondages publiés dimanche soir, M. Macron l'emporterait avec 62% à 64% des voix.

La participation a avoisiné les 78,61%, un des meilleurs niveaux depuis 40 ans, selon le ministère de l'intérieur. Le niveau de mobilisation des 47 millions d'électeurs était l'une des clés du scrutin, alors qu'un sur quatre se disait encore indécis ces derniers jours.

Echauffourée à la Bastille

Dans la soirée, des heurts ont opposé la police à plusieurs centaines de manifestants s'affirmant d'obédience "antifasciste" sur le rond-point de la place de la Bastille. Les forces de l'ordre ont chargé les manifestants qui avaient pris position sur le rond-point de la place de la Bastille, a constaté un journaliste de l'AFP.

Elles ont essuyé des jets de bouteilles et de pétards de la part des jeunes, dont certains cagoulés et souvent vêtus de noir. Ces échauffourées ont fait deux blessés, dont une adolescente. Trois personnes ont été interpellées. Les manifestants ont indiqué vouloir organiser une "nuit des barricades.

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ATS