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"Ne pas débattre, même avec son ennemi, est une erreur", a estimé le candidat d'En Marche !

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Emmanuel Macron a déclaré mardi qu'il irait au débat télévisé de l'entre-deux tours de la présidentielle française de mercredi avec l'intention de livrer un "corps-à-corps" avec la cheffe de l'extrême droite. Objectif: montrer qu'elle propose de fausses solutions.

En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre avec le fondateur du Front national (FN) et père de Marine le Pen, Jean-Marie, qualifié pour le second tour à la surprise quasi générale.

"Ne pas débattre, même avec son ennemi, est une erreur", a pour sa part estimé le candidat d'En Marche !, interrogé par BFMTV. "Ce sont de fausses pudeurs. Le débat a eu lieu au premier tour, on a débattu à cinq et à 11, Mme Le Pen était là."

"Regarder le pays en face"

"Mme Le Pen porte un projet que je considère comme dangereux et que je combats, mais elle est là, on doit regarder le pays en face, il y a plus de 20% des Françaises et des Français qui ont fait confiance à son projet", a-t-il ajouté.

L'ancien ministre de l'Economie a expliqué qu'il ne voulait pas laisser à la candidate du FN la possibilité de continuer à asséner des "contre-vérités dangereuses".

"Je ne serai pas dans l'invective, je ne serai pas dans le raccourci, je ne serai pas dans l'insulte ; j'écoutais hier Mme Le Pen, elle n'est que là-dessus", a-t-il constaté. "Je veux aller au corps-à-corps, au combat sur le fond des idées pour démontrer que ses idées sont de fausses solutions."

Une femme ou un homme à Matignon

Le candidat d'En Marche! a par ailleurs déclaré sur BFMTV qu'il avait en tête une femme et un homme pour occuper le poste de Premier ministre s'il est élu dimanche face à Marine Le Pen.

La cheffe de la droite extrême, qui a annoncé qu'elle nommerait à Matignon le président du mouvement Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, si elle gagnait, a mis au défi l'ancien ministre de l'Economie d'en faire autant.

"Jamais un candidat à la présidence de la République en situation de l'emporter ne relève ce genre de défi ridicule", a répliqué le candidat d'En Marche ! Il a cependant admis avoir plusieurs scénarios en tête et avoir "presque choisi" : "J'ai un ou deux profils en tête".

Il a précisé qu'il annoncerait le nom de son Premier ministre ou de sa Première ministre, s'il est élu, dans les jours suivant l'élection.

En Marche! deviendra un parti

M. Macron a par ailleurs confirmé que les éventuels candidats pour les législatives venant du Parti socialiste ou des Républicains devraient renoncer à appartenir à leur formation d'origine s'ils voulaient faire partie des candidats En Marche ! Un mouvement qui sera, a-t-il dit, appelé à se transformer en parti.

Il a précisé que cette règle s'appliquerait aussi à l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, s'il ne voulait pas de candidat d'En Marche ! en face de lui à Evry, près de Paris.

"Il ne sera pas au gouvernement, parce qu'il faut renouveler (...). Mais s'il est prêt à participer à cette majorité présidentielle, à quitter le PS et à être partie prenante", il aura la possibilité de le faire, a-t-il ajouté.

En revanche, contrairement à des déclarations antérieures, Emmanuel Macron n'a pas exclu de prendre dans son gouvernement des personnalités qui ont déjà été ministres.

"Il faut qu'il y ait là aussi une part de renouvellement (...). Il y aura des responsables politiques mais je les choisirai pour leur expérience, leurs compétences, ce qu'ils ont fait, pas pour ce qu'ils représentent ou pour leur poids politique", a-t-il expliqué. "Ça ne sera pas une espèce de consortium de dignitaires politiques."

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ATS