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Partie fin avril du rejet par l'opposition des nouvelles lois électorales, la crise politique actuelle a dégénéré en vaste fronde contre le président Hery Rajaonarimampianina (archives).

KEYSTONE/EPA/DANIEL GETACHEW

(sda-ats)

La bataille s'est engagée samedi pour le choix du futur Premier ministre de "consensus", censé mettre fin à la crise politique qui secoue Madagascar. Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a refusé les candidats présentés par l'opposition.

"On a désigné les députés Christine Razanamahasoa, Roberto Tinoka et Hanitriniaina Razafimanantsoa pour être Premier ministre, mais ils ont tous été rejeté par Hery Rajaonarimampianina", a annoncé le député Arnaud Tody à la foule réunie sur la Place du 13-mai, au coeur de la capitale Antananarivo. Tous ces élus font partie du parti Mapar, dirigé par l'ancien président Andry Rajoelina.

Dans un arrêt rendu il y a une semaine, la Haute Cour constitutionnelle a ordonné la nomination d'un nouveau chef du gouvernement dont la composition de l'équipe doit refléter les résultats des élections législatives de 2013.

Retournements de vestes

Cette décision suscite un vif débat entre le régime et ses adversaires, qui revendiquent tous les deux la majorité d'un Parlement où de nombreux élus ont changé de camp depuis leur entrée en fonctions.

"Tant que le Premier ministre ne sera pas parmi les 73 députés qui dirigent la manifestation du 13-mai, rien ne sera résolu", a affirmé samedi la députée Hanitriniaina Razafimanantsoa.

De son côté, le parti présidentiel HVM a indiqué ne pas avoir soumis de nom au chef de l'Etat. "Nous espérons que le président de la République nommera une personnalité politique neutre parce que c'est ça que l'on appelle un consensus, quelqu'un qui ne vient ni de l'un, ni de l'autre camp", a déclaré à l'AFP le président du Sénat et chef du HVM, Rivo Rakotovao.

Vaste fronde

Selon une décision rendue vendredi par la plus haute instance judiciaire de l'île, l'actuel Premier ministre doit quitter ses fonctions au plus tard mardi et son successeur être nommé au plus tard le 12 juin.

Partie fin avril du rejet par l'opposition des nouvelles lois électorales, la crise politique actuelle a dégénéré en vaste fronde contre le chef de l'Etat. Toutes les médiations, aussi bien nationale qu'internationale, ont jusque-là échoué.

Des élections générales étaient prévues en novembre et décembre 2018 mais la HCC a imposée qu'elles se déroulent dès la "saison sèche", c'est-à-dire entre mai et septembre.

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ATS