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Pour Carles Puigdemont (au centre), Madrid "se place hors de l'Etat de droit".

KEYSTONE/AP/SANTI PALACIOS

(sda-ats)

Carles Puigdemont demande une réunion du parlement catalan pour répondre à Madrid, dont il a qualifié les mesures d'"illégales" et "inacceptables". Mariano Rajoy a annoncé plus tôt la destitution du gouvernement catalan pour empêcher la sécession de la Catalogne.

Pour le président de l'exécutif catalan, Madrid "se place hors de l'Etat de droit". La décision de Mariano Rajoy, président du gouvernement, qui a annoncé samedi la dissolution du gouvernement régional et la mise sous tutelle du Parlement de Catalogne, sont "les pires atteintes contre les institutions et le peuple de Catalogne depuis la dictature militaire de Francisco Franco", s'est-il indigné.

"Je demande au Parlement de se réunir en séance plénière afin que les représentants de la souveraineté des citoyens puissent décider de la réponse à apporter à cette tentative de liquidation de notre gouvernement et de notre démocratie, et agir en conséquence", a ajouté Carles Puigdemont.

Elections anticipées

Mariano Rajoy a annoncé la dissolution du gouvernement régional et l'encadrement du Parlement de Catalogne en vertu de l'article 155 de la Constitution. Il a souhaité la tenue aussi vite que possible d'élections régionales anticipées - "dans un délai maximum de six mois" - pour sortir de la crise qui menace l'unité de l'Espagne.

Le gouvernement séparatiste de Catalogne n'a pas laissé à Madrid d'autre choix en faisant voter des lois contraires à la Constitution et en organisant un référendum d'autodétermination interdit par la justice, a affirmé M. Rajoy après un conseil des ministres extraordinaire.

Il demande aussi que, le gouvernement catalan présidé par Carles Puigdemont une fois démis de ses fonctions, celles-ci soient exercées "par les ministères (nationaux) aussi longtemps que durera cette situation exceptionnelle".

Si le Sénat approuve les mesures demandées par M. Rajoy dans les jours qui viennent, le parlement catalan continuera d'exercer ses fonctions jusqu'à sa dissolution. Il ne pourra cependant pas élire un nouveau président du gouvernement en remplacement de M. Puigdemont ni voter de nouvelles lois contraires à la constitution et au statut de cette région autonome.

Manifestation à Barcelone

La réaction en Catalogne ne s'est pas fait attendre, avec des concerts de casseroles dans plusieurs quartiers de Barcelone.

Dans l'après-midi, M. Puigdemont a pris la tête d'une grande manifestation, convoquée à l'origine pour réclamer la libération de deux chefs indépendantistes emprisonnés pour sédition. Quelque 450'000 personnes, selon la police locale, sont descendues dans les rues criant "liberté" et "indépendance".

"Ils peuvent détruire le gouvernement (catalan), ils peuvent détruire tout ce qu'ils veulent, mais nous continuerons à lutter", a lancé Meritxell Agut, une employée de banque de 22 ans.

Grande comme la Belgique, la Catalogne représente 19% du PIB espagnol. M. Puigdemont se fonde sur un référendum d'autodétermination qu'il a organisé le 1er octobre en bravant l'interdiction de la justice et où selon lui 43% des Catalans ont voté, à 90% pour l'indépendance.

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ATS