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Madrid veut empêcher la réélection de Puigdemont en Catalogne

Exilé en Belgique depuis la fin du mois d'octobre, Carles Puigdemont risque d’être arrêté et placé en détention provisoire pour "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds" s'il rentre en Espagne.

Keystone/AP/GEERT VANDEN WIJNGAERT

(sda-ats)

Le gouvernement espagnol a fait un premier pas en vue d'empêcher la réélection de Carles Puigdemont à la tête de l'exécutif catalan. La vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria, l'a annoncé jeudi.

Le gouvernement a demandé au Conseil d'Etat son avis sur la possibilité de faire appel devant le Tribunal constitutionnel de la décision du parlement catalan de désigner Puigdemont comme seul candidat à la présidence de la région, a précisé Soraya Saenz de Santamaria lors d'une conférence de presse.

Mais, infligeant un revers au gouvernement espagnol, le Conseil d'Etat, sans expliciter sa décision, a recommandé de ne pas faire appel pour le moment, a-t-on déclaré dans la soirée de source proche du gouvernement.

Le gouvernement n'a en tout état de cause pas l'intention de renoncer à faire appel, a-t-on ajouté de même source, en indiquant que la question serait évoquée lors du conseil des ministres de vendredi.

Risque d'arrestation

De son côté, le parlement catalan a annoncé jeudi qu'il tiendrait le 30 janvier un vote de confiance sur la candidature de Puigdemont à la tête de l'exécutif de la Généralité. Les partis indépendantistes ayant la majorité au parlement régional, il est a priori bien parti pour remporter le vote.

Exilé en Belgique depuis la fin du mois d'octobre, Carles Puigdemont risque d’être arrêté et placé en détention provisoire pour "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds" s'il rentre en Espagne. Il a été proposé lundi dernier comme candidat à la présidence de la "Generalitat".

Ses partisans ont suggéré qu'il dirige la région de Bruxelles par liaison vidéo, une idée jugée ridicule par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

Le ministre espagnol de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a assuré mardi que les forces de l'ordre étaient sur le qui-vive pour empêcher que le dirigeant indépendantiste ne rentre clandestinement, "en hélicoptère, en ULM ou en bateau", voire "caché dans le coffre d'une voiture".

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