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La police antiémeute a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau samedi à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour disperser quelque 25'000 manifestants. Plus de 200 personnes ont été arrêtées. Les protestataires étaient venus réclamer des élections justes et une réforme du système électoral.

Des heurts ont éclaté lorsque des manifestants ont tenté de pénétrer sur la place historique de Merdeka (Indépendance) dont l'accès avait été bloqué conformément à une décision de justice.

Les forces de l'ordre, qui avaient bouclé le centre de la capitale, ont tiré plusieurs dizaines de gaz lacrymogènes et ont pourchassé les manifestants dans les rues adjacentes. Des incidents ont aussi été signalés près d'une gare située à proximité de la place. La plupart des manifestants se sont dispersés en fin de journée.

Ces violences pourraient favoriser l'opposition et inciter le Premier ministre Najib Razak à retarder les élections générales qu'il s'apprête à convoquer en juin. En juillet dernier, une manifestation similaire réunissant plus de 10'000 personnes avait été violemment dispersée par les forces de l'ordre, qui avaient fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Manifestations en Suisse

L'association Bersih ("Propre" en malaisien) espérait mobiliser quelque 100'000 personnes pour faire du mouvement la plus grande manifestation populaire depuis le limogeage du vice-premier ministre Anouar Ibrahim qui avait provoqué des violences urbaines en 1998.

Bersih, qui comme l'opposition fait état de nombreuses irrégularités dans le processus électoral, réclame une réforme du système électoral, un audit indépendant et la présence d'observateurs internationaux dans les bureaux de vote.

En signe de solidarité, environ 100 exilés malaisiens de Suisse ont manifesté samedi après-midi dans les villes de Zurich et Genève. Ils soutenaient les revendications de Bersih, a indiqué le Fonds Bruno Manser dans un communiqué.

ATS