Le nombre de nouveaux cas de malaria a reculé de 3 millions en 2018 pour s'établir un peu sous les 230 millions, selon des estimations. Mais le rythme des avancées s'est ralenti ces dernières années, a dit mercredi à Genève l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il ne sera probablement pas possible d'atteindre l'objectif d'une réduction de 40% de l'incidence en 2020 par rapport à la situation cinq ans auparavant, ni à la diminution de moitié des décès d'ici à 2023, ni à l'élimination totale de la pathologie d'ici à 2030, déplore l'institution dans son rapport annuel sur la malaria. Avec le ralentissement récent des avancées, "nous sommes très loin" de ces objectifs, a même affirmé devant la presse le chef du programme mondial contre la malaria à l'OMS Pedro Alonso.

De son côté, le Swiss Malaria Group appelle à un "engagement" mondial contre cette maladie. Il souhaite un investissement sur plusieurs années et relève les partenariats en Suisse entre autorités, acteurs économiques, chercheurs et ONG.

En près de 20 ans, l'incidence a reculé, mais elle a stagné ces dernières années. Sans avancée toutefois, le nombre de nouveaux cas dépasserait les 320 millions par an, selon l'OMS.

La même stagnation est observée sur les décès liés à la pathologie. Selon des estimations, leur nombre est passé de 585'000 en 2010 à 405'000 l'année dernière. Les enfants de moins de 5 ans constituent deux tiers des décès.

Afrique affectée

Par régions, l'Afrique a totalisé 93% des cas en 2018, dont de nombreuses femmes et de nombreux enfants. Six pays en rassemblent la moitié. Parmi les autres zones, 3,4% des infections sont observées dans une partie de l'Asie et 2% dans l'est de la Méditerranée.

Ces deux dernières années, quatre pays ont été considérés comme libérés de la malaria. L'OMS ajoute qu'il serait important de cibler l'assistance dans les pays les plus affectés et d'utiliser de nouveaux dispositifs. Pour la première fois, trois pays ont récemment testé un vaccin. Celui-ci permet de réduire l'infection dans 40% des cas, selon l'OMS. Le chef du programme mondial contre la malaria a toutefois affirmé qu'il ne constitue qu'un dispositif supplémentaire contre celle-ci.

Autre problème, le financement reste loin des besoins. En 2018, seuls 2,69 milliards de francs ont été obtenus, alors qu'il en faudrait près de 5 milliards par an jusqu'en 2030, ajoute l'OMS.

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