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Quelque 2000 femmes ont manifesté vendredi à Blantyre, au Malawi, pour protester contre des déshabillages forcés dont ont été victimes certaines d'entre elles parce qu'elles portaient des pantalons. Des membres du gouvernement et des représentants de l'opposition ont participé à la manifestation.

"Nous devons dire non aux abus dont sont victimes les femmes", leur a lancé la vice-présidente Joyce Banda, qui a expliqué qu'elle voulait "montrer (sa) solidarité" avec elles. Vêtue d'une longue robe blanche, Mme Banda - figure de l'opposition depuis qu'elle est brouillée avec le président Bingu wa Mutharika - a rejoint la foule pour danser sur la chanson de Bob Marley "No Woman, No Cry".

Certaines femmes portaient des tee-shirts avec le mot "Paix", d'autres avec la question "Venda, Ndikugule, Undibvulenso?", qui peut être traduite par "Vendeur, j'achète auprès de toi et tu me déshabilles?".

Quinze "voyous" arrêtés

La police avait annoncé mercredi avoir arrêté quinze "voyous", vendeurs ambulants et jeunes gens désoeuvrés, qui terrorisaient les femmes en leur enlevant pantalons et shorts avant de s'emparer de leur argent, dans la capitale Lilongwe.

Le président Bingu wa Mutharika a donné raison jeudi au femmes en assurant à ses concitoyennes qu'"elles pouvaient porter ce qu'elles voulaient", d'autant que, selon lui, le pantalon protège mieux les femmes que la jupe.

Les femmes de ce pays profondément conservateur d'Afrique australe n'ont longtemps pas eu le droit de porter de pantalon, sous la dictature de Kamuzu Banda. L'interdiction n'a été levée qu'en 1994.

ATS