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L'initiative "vache à lait "a été nettement rejetée, comme les deux autres initiatives soumises au peuple ce dimanche.

Keystone/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Les partisans des trois initiatives qui ont été sèchement rejetées dimanche par le peuple suisse estiment cependant que leurs projets ont été utiles. Le succès de la loi sur l'asile ne calme pas le débat, l'UDC accusant le gouvernement d'avoir dupé le peuple.

Malgré son net rejet, l'initiative pour un financement équitable des transports, dite "vache à lait", aura été plus utile que jamais, affirme l'Union suisse des arts et métiers (USAM). Elle aura servi à infléchir le débat sur le fonds routier FORTA au Parlement. L'USAM va désormais le soutenir, a indiqué son directeur Hans-Ulrich Bigler.

L'initiative était considérée comme une sorte de contre-projet inofficiel à ce Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA). Elle a permis des avancées que le lobby routier n'était pas près d'obtenir sans elle au Parlement, a relevé le président de l'USAM, Jean-François Rime.

Le rejet de cette initiative met fin à la guerre de religion du rail contre la route, affirme Filippo Lombardi (PDC/TI), membre du comité d'opposition. A l'instar de ce qui s'est fait pour les infrastructures ferroviaires, le Fonds routier FORTA va se réaliser.

Concrétiser sur le service public

Suite à l'échec de l'initiative sur le "service public" rejetée par un peu plus de deux Suisses sur trois, la directrice du journal de consommateurs Bon à savoir Zeynep Ersan Berdoz estime que "Le peuple a été trompé par une campagne très anxiogène des opposants".

Elle relève toutefois que plusieurs politiciens ont saisi la balle au bond comme le conseiller national Corrado Pardini (PS/BE), qui va déposer une motion pour rouvrir le débat sur les revenus des dirigeants de La Poste, des CFF, de Swisscom et de Ruag.

"La force de cette initiative est d'avoir fait parler du service public, a dit le conseiller national Mathias Reynard (PS/BE), membre du comité d'opposants. Mais elle n'était pas la bonne réponse.

Le non renforce sa position, estime pour sa part l'USAM qui veut continuer sur la voie de la libéralisation. L'organisation faîtière des PME suisses (USAM) considère que le souverain a validé la politique d'ouverture des marchés pour les entreprises de la Confédération.

"Claque" pour le RBI?

Le revenu de base inconditionnel (RBI) n'a été accepté dimanche que par environ 23,1% des votants. Les tenants y voient cependant un résultat positif, estimant qu'il s'agit d'une victoire d'étape qui a permis de faire connaître le RIB.

En revanche, pour Yannick Buttet, membre du comité interpartis qui s'opposait au revenu de base inconditionnel (RBI), "c'est une sacrée claque". Au-dessous de 25%, la question ne se pose plus sous cette forme-là, estime le conseiller national (PDC/VS).

Intégration plus rapide des réfugiés

La nette acceptation de la loi sur l'asile a réjoui l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR). Son porte-parole Stefan Frey assure que la population dans son ensemble va profiter de procédures plus courtes pour les requérants d'asile, mais aussi d'une intégration plus rapide des réfugiés dans le monde du travail.

L'UDC, qui a combattu la loi par référendum, accuse le Conseil fédéral d'avoir "créé une machine de propagande et dupé le peuple suisse". Andreas Glarner (UDC/AG), en charge du dossier migratoire au National, a affirmé que son parti prouvera "très bientôt" que les nouvelles procédures d'asile ne vont pas plus vite, ne sont pas plus avantageuses et sèment la pagaille à l'échelon communal.

La gauche a pour sa part souligné que ce scrutin représente à la fois "une gifle" pour le parti référendaire et "une victoire d'étape" pour le PS et les Verts. "L'UDC n'a même pas réussi à mobiliser son électorat sur son thème-clé", a relevé auprès de l'ats la conseillère nationale Cesla Amarelle (PS/VD).

Diagnostic préimplantatoire

Quant à l'acceptation du diagnostic préimplantatoire, "on s'y attendait un peu", a déclaré dimanche Mathias Reynard (PS/VS), membre du comité interpartis d'opposants. Même si la campagne a permis au comité référendaire d'avoir certaines garanties, le député compte rester "très attentif".

ATS