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Une malnutrition chronique a été observée chez 43% des enfants Rohingya en exil dans le camp de réfugiés de Kutupalong au Bangladesh tandis que 48% souffraient d'anémie aigüe (faible niveau de fer) (archives).

KEYSTONE/AP/DAR YASIN

(sda-ats)

Les enfants de la minorité Rohingya vivant dans des camps de réfugiés au Bangladesh présentent des niveaux de malnutrition et d'anémie largement supérieurs aux niveaux considérés comme nécessitant une action urgente, selon une étude publiée mardi.

Des chercheurs des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont examiné 269 enfants âgés de six mois à cinq ans, dans le camp de réfugiés de Kutupalong en octobre 2017. Une malnutrition chronique a été observée chez 43% des enfants tandis que 48% souffraient d'anémie aigüe (faible niveau de fer).

Près d'un quart des enfants (24%) se trouvaient dans un état de malnutrition sévère au vu de leur taille, de leur poids et de la circonférence de leurs bras. Une situation qui les expose à un risque accru de maladie, de famine et de mort.

Le seuil d'urgence internationale - niveau auquel la situation est considérée comme un problème grave de santé publique nécessitant des actions immédiates - est de 15% pour la malnutrition sévère et de 40% pour l'anémie, selon les scientifiques. Leurs conclusions sont publiées dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Un seul camp étudié

"La prévalence élevée de l'anémie et la faible diversité alimentaire illustrent le besoin de fournir des rations plus diversifiées, d'augmenter les distributions de compléments alimentaires riches et de soutenir l'allaitement prolongé", ont-ils poursuivi, tout en soulignant que leur étude ne portait que sur un seul camp.

"Un petit échantillon a été utilisé pour obtenir des résultats rapides dans le contexte d'une urgence; les conclusions nutritionnelles peuvent différer d'un camp de réfugiés à l'autre", ont-ils relevé.

Près de 700'000 musulmans rohingyas vivant dans l'ouest de la Birmanie se sont réfugiés au Bangladesh voisin depuis août 2017. Ils accusent l'armée et des milices bouddhistes d'exactions - viols, torture, meurtres... La Birmanie dément vigoureusement les accusations d'épurations ethniques portées par les Nations unies.

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ATS