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La maltraitance d'animaux est de plus en plus dénoncée au niveau pénal en Suisse. Mais certains cantons rechignent à la poursuivre systématiquement, déplore la fondation alémanique "Pour l'animal dans le droit". En 2010, 1063 procédures pénales de ce type ont été recensées, un nouveau record.

L'an dernier, le nombre de dénonciations pour maltraitance d'animaux a augmenté de 108 cas par rapport à 2009, indique jeudi la "Stiftung für das Tier im Recht". Cette hausse continue est due à "l'application consciencieuse de la loi dans un nombre restreint de cantons", estime la fondation.

Selon elle, il faut corriger le déficit constaté au niveau pénal en matière de protection des animaux dans plusieurs cantons. A titre d'exemple, Obwald et Glaris n'ont recensé chacun que deux cas de poursuites en 2010. Jura, Valais, Uri et Nidwald n'ont eux poursuivi que quatre cas l'an dernier.

Berne élève modèle

Berne fait en revanche figure d'exemple positif. Le canton a recensé l'an dernier le nombre le plus élevé de cas poursuivis en justice (219). Il dispose d'un service spécialisé dans les délits contre les animaux "qui enquête systématiquement" sur ce genre de cas, explique la fondation.

St-Gall (168 cas en 2010), Zurich (166) et Argovie (132) font également partie des bons élèves. Ces cantons comptent également des services spécialisés.

Chiens en tête

Plus de la moitié des cas poursuivis pénalement l'an dernier en Suisse concernent des animaux de compagnie (578). Les animaux de ferme représentent 329 cas et les animaux sauvages 103. Cinq cas poursuivis concernant en outre la recherche scientifique pratiquée sur les animaux.

Les chiens (478) sont les animaux dont la maltraitance est la plus poursuivie. Suivent les bovins (143), les chats (74) et les moutons (66).

ATS