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Maltraiter des journalistes devrait avoir des conséquences

Amal Clooney, avocate internationale et militante des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt participaient à une conférence sur la liberté de la presse à Londres. KEYSTONE/AP PA/DOMINIC LIPINSKI sda-ats
Ce contenu a été publié le 10 juillet 2019 - 20:22
(Keystone-ATS)

Les pays qui maltraitent les journalistes devraient subir des conséquences diplomatiques, a estimé mercredi le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt. Il s'exprimait lors d'une conférence sur la liberté de la presse.

"Si nous agissons de concert, nous pouvons mettre la lumière sur les atteintes (aux droits des journalistes) et imposer un prix diplomatique à ceux qui s'en prennent aux journalistes ou les enferment", a déclaré le ministre lors de cette conférence co-organisée à Londres par le Canada. Y participent l'avocate Amal Clooney ainsi qu'une soixantaine de ministres et environ 1500 journalistes, militants et universitaires d'une centaine de pays.

Jeremy Hunt a cité le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre 2018, l'enfermement de militants en Chine et au Vietnam et le meurtre de journalistes au Mexique.

Le Royaume-Uni et le Canada veulent créer un groupe de "pays partageant les mêmes idées pour faire pression ensemble lorsque la liberté des médias est attaquée", a déclaré Jeremy Hunt lors d'une conférence de presse. "Il est plus facile de parler quand on n'est pas seul", a ajouté la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Londres doit "faire mieux"

Londres s'est également engagé à verser 3 millions de livres (3,7 millions de francs) pour lancer un fonds mondial destiné à fournir des conseils juridiques et une formation en matière de sécurité aux journalistes, ainsi qu'à fournir 15 millions de livres (18,6 millions de francs) pour aider les médias indépendants.

Cependant, M. Hunt a reconnu que le Royaume-Uni lui-même doit "faire mieux", après avoir été classé à la 33e place de l'indice mondial de la liberté de la presse 2019 par Reporters sans frontières (RSF). "Ceux d'entre nous qui croient aux sociétés ouvertes doivent mettre en pratique ce que nous prêchons", a-t-il déclaré.

Interrogé sur les attaques du président américain Donald Trump contre les médias accusés de diffuser des "fausses informations", M. Hunt a déclaré qu'il n'était "pas d'accord avec cela."

S'exprimant dans le cadre du même événement, Amal Clooney, avocate internationale et militante des droits de l'homme, a affirmé que les propos de Donald Trump risquaient de mettre en danger les journalistes du monde entier. "Aujourd'hui, le pays de James Madison a un dirigeant qui dénigre les médias, rendant les journalistes honnêtes partout dans le monde plus vulnérables aux mauvais traitements", a-t-elle déclaré.

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