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Des dizaines de milliers de Brésiliens avaient manifesté avant le rassemblement de Genève (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/MARCELO SAYAO

(sda-ats)

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées à Genève pour "exiger justice" après l'assassinat de la responsable politique brésilienne Marielle Franco. Elles ont appelé vendredi en fin d'après-midi sur la Place des Nations à des investigations indépendantes.

Ceux qui osent dénoncer le pouvoir politique au Brésil font face à des "violences", a affirmé une étudiante brésilienne, membre du collectif Solidarité & Justice pour Marielle. Cette semaine, elle a demandé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU des investigations indépendantes, au nom d'une centaine d'ONG nationales et internationales.

La majorité des dossiers pour homicide au Brésil "sont classés sans suite", dénonçaient des banderoles. En 2017, plus de 60 défenseurs des droits de l'homme ont été assassinés, renchérissaient d'autres.

Marielle Franco, conseillère municipale noire de Rio de Janeiro, a été abattue il y a une dizaine de jours en plein centre-ville, alors qu'elle revenait d'un rassemblement pour la défense des femmes noires. Elle incarnait la lutte contre le racisme et la violence policière mais aussi contre la décision récente du président Michel Temer de charger l'armée de garantir la sécurité dans l'Etat de Rio.

Temer également ciblé

Après son assassinat, des dizaines de milliers de Brésiliens avaient manifesté contre les forces de sécurité et le chef de l'Etat. D'autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs pays. Selon le ministre brésilien de la sécurité, les balles utilisées dans l'assassinat auraient été volées des années auparavant à la police.

Les positions de Marielle Franco "sont liées à son exécution", a affirmé l'un des manifestants à Genève. Celle-ci était "noire, lesbienne et des quartiers défavorisés", a-t-il ajouté.

Le président brésilien a notamment été ciblé par les personnes rassemblées dans la cité de Calvin par le collectif avec le soutien de solidaritéS. "Dégage Temer", ont-elles scandé. Certaines ont affirmé que Marielle Franco était une victime du "coup d'Etat" du président en 2016 après la destitution de sa prédécesseure Dilma Rousseff. Et ils ont aussi dénoncé une "persécution politique" contre l'ancien président Lula avant la présidentielle prévue dans sept mois au Brésil.

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ATS