Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Berne pour affirmer que "les camps de réfugiés ne sont pas une solution" aux migrations. Elles ont dénoncé les conditions de vie dans les camps en Libye et en Grèce et le "cloisonnement" de l'Europe.

Les manifestants - au nombre d'environ 700 selon une estimation de l'agence Keystone-ATS et de 2000 selon les organisateurs - ont également dénoncé la situation en Suisse.

Les réfugiés sont isolés dans les centres d'asile, écrit Migrant Solidarity Network, à l'origine de l'action, dans un communiqué. Et les centres d'aide d'urgence dans les cantons sont "humiliants". Il est nécessaire d'établir à la place un droit de séjour et droit d'établissement pour tous.

Plusieurs orateurs, dont des réfugiés, ont pris la parole pour parler des conditions de vie des migrants. Une femme a ainsi raconté que dans le camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, des migrants sont contraints de dormir par terre, même en hiver.

Longue attente

Un homme réfugié en Suisse a de son côté expliqué qu'il avait partagé durant une année une chambre avec quinze autres personnes dans un logement en Suisse. Selon lui, les droits fondamentaux des migrants ne sont pas respectés. Il faut par exemple être gravement malade pour obtenir un rendez-vous chez le médecin, a-t-il dit.

Quant aux souhaits de formation continue, on fait attendre les migrants en arguant qu'il y a "beaucoup de demandes". Toute cette attente rend agressif et dépressif, renchérit un autre réfugié, qui dit vivre dans un centre pour requérants d'asile.

Migrant Solidarity Network est un réseau d'activistes, qui veut, selon ses propres dires, mieux faire entendre la voix des réfugiés au niveau politique. Il n'a cependant aucun siège à Berne.

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