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Des manifestants ont défilé à Hanoï après une pollution (archives).

KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH

(sda-ats)

Une centaine de personnes ont été interpellées dimanche à Hanoï après une manifestation contre une société taïwanaise. Celle-ci est accusée d'être responsable d'une pollution maritime dans le centre du pays, qui a causé la mort de milliers de poissons.

Réunie devant l'opéra d'Hanoï, la foule de quelques centaines de personnes a été rapidement dispersée par la police. "Jamais la mer vietnamienne n'avait été polluée aussi sérieusement", s'est indigné Nguyen Manh Trung, un vétéran de l'armée de 68 ans, venu manifester.

Mais au Vietnam, "la police est experte en matière de répression des manifestations", ajoute ce dernier alors qu'une centaine de personnes étaient mises de force dans des bus.

Une manifestation similaire a eu lieu également à Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique du sud. Dans les pays communistes, les manifestations sont rares.

Des millions de poissons et de palourdes mortes ont été retrouvés sur les côtes du centre du pays ces dernières semaines. Ce sont des dégâts considérables pour l'industrie de la pêche de cette région.

Formosa soupçonné

Le groupe taïwanais Formosa, qui possède un immense complexe sidérurgique dans la région, est soupçonné d'être à l'origine de la pollution dont les conséquences, selon des experts locaux, pourraient se faire sentir pendant des années.

Les autorités vietnamiennes n'ont toujours pas publié les résultats de l'enquête. Mais la presse officielle pointe du doigt une conduite acheminant les eaux usées de l'aciérie de Formosa jusqu'à la mer.

Le groupe taïwanais Formosa s'est déjà retrouvé au coeur de plusieurs scandales environnementaux à travers le monde. Mais les enquêteurs vietnamiens n'ont pour l'heure pas établi de lien direct entre les opérations de l'aciérie et la mort des coquillages et des poissons.

Le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc a promis de "punir sévèrement" les coupables de cette pollution.

Le centre du Vietnam compte de nombreuses installations industrielles. Mais le pays communiste, grâce à ses 3000 kilomètres de côtes, exporte aussi beaucoup de poissons et de fruits de mer. Un secteur qui lui a rapporté 5,8 milliards d'euros l'an passé.

ATS