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La tension demeurait extrêmement vive vendredi à Kaboul

KEYSTONE/AP/MASSOUD HOSSAINI

(sda-ats)

Les forces de sécurité ont tiré en l'air vendredi à Kaboul pour repousser des centaines de manifestants qui réclamaient la démission du président Ashraf Ghani. Ils réagissaient après l'attentat qui a fait plus de 80 morts mercredi à Kaboul.

Au moins quatre personnes ont été tuées, dont le fils d'un responsable politique, et une dizaine blessées à l'issue de ces heurts, a confirmé en début d'après-midi le ministère afghan de la santé.

La police afghane a tiré à balles réelles pour disperser des centaines de manifestants en colère qui tentaient de marcher sur le palais présidentiel à Kaboul pour réclamer la démission du gouvernement après l'attentat de mercredi. La tension est extrêmement vive dans la capitale, a constaté sur place l'AFP.

Les manifestants s'étaient rassemblés près du site de l'explosion, en pointant la responsabilité de M. Ghani et de son chef du gouvernement, Abdullah Abdullah.

Les forces de l'ordre en tenue anti-émeute sont intervenues quand les protestataires, dont beaucoup jetaient des pierres, ont tenté d'accéder à l'avenue conduisant au palais présidentiel.

"Ghani ! Abdullah ! Démission ! Démission !" proclamait une banderole sur laquelle avaient été apposées les images d'enfants ensanglantés.

Des manifestants ont également réclamé l'exécution de membres emprisonnés du réseau Haqqani, un groupe djihadiste lié aux talibans que les services de renseignement jugent responsable de l'attaque.

ATS

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