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Les manifestants ont dénoncé une criminalisation de l'immigré noir.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Environ 600 personnes ont défilé mercredi soir dans les rues de Lausanne en hommage au requérant d'asile gambien décédé dans une cellule de la police cantonale. Ils ont dénoncé une "criminalisation de l'immigré noir" et appelé à une "instruction judiciaire fouillée".

Selon le collectif R, qui co-organisait la manifestation, le jeune homme était malade et venait de sortir de l'hôpital. Il n'était pas en infraction avec la loi sur les étrangers, mais était au bénéfice de l'aide d'urgence et en possession d'une attestation d'octroi de cette aide délivrée par le Service de la population (SPOP).

Confusion

Après le décès du jeune homme, la semaine dernière, la police s'est rendu compte qu'il y avait eu erreur sur la personne. Le Gambien arrêté n'était pas le requérant recherché par le canton de Lucerne en vue de son renvoi. Lors de l'interpellation, les gardes-frontière l'ont confondu avec un autre Gambien portant les mêmes nom, prénom et date de naissance.

Avec torches et pancartes, environ 600 personnes, selon la police, ont défilé au centre-ville pour montrer leur solidarité avec la victime, qui avait 23 ans. Des banderoles dénonçaient les violences policières et rappelaient: "La vie des Noirs compte" ou encore "Stop racism".

"Si je me promène dans la rue, je me fais arrêter et fouiller comme un singe", a dénoncé au micro un participant, également Gambien. "Il est mort parce que la parole d'un Noir ne vaut rien", a lancé un membre du collectif "A qui le tour".

Devant le Grand Conseil

La mort du jeune homme a rebondi mardi devant le Grand Conseil vaudois. Dans une déclaration personnelle, Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche) a dit sa "consternation" après ce décès dans la zone carcérale de la police cantonale, à la Blécherette. Selon lui, la victime souffrait "d'une forme grave d'épilepsie impossible de soigner en Gambie. Il est très probable qu'il n'aurait pas connu une issue tragique avec une prise en charge adéquate".

Le député Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche) a déposé une interpellation. Sans s'immiscer dans le secret de l'enquête, il pose une série de questions sur la procédure suivie lors de cette interpellation, pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise.

Le député s'interroge notamment sur les rapports entre la police cantonale, le CHUV et le SPOP. "Ce jeune homme était connu au CHUV et au centre EVAM d'Ecublens. Une telle confusion sur son identité est inexcusable. Elle pose de sérieuses questions", a-t-il dit.

Selon lui, le jeune Gambien aurait été contrôlé sans qu'aucune infraction ne lui soit reprochée. "C'était un contrôle d'identité au faciès, une pratique malheureusement courante", a-t-il ajouté.

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ATS