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Des milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi sur la place Tahrir du Caire et dans d'autres villes pour crier leur colère contre les militaires au pouvoir. Ils tiennent ces derniers pour responsables de la violente répression des rassemblements de ces derniers jours.

"A bas le pouvoir militaire", ont scandé les personnes réunies sur la place Tahrir, dont les accès vers le siège du gouvernement, le Parlement et le ministère de l'Intérieur, où se sont concentrées les violences de décembre comme de novembre, étaient bloqués par de hauts blocs de béton.

Dix-sept morts

Dix-sept personnes ont été tuées lors de ces manifestations, entre vendredi et mardi derniers. Des hommes et des femmes ont été frappés alors qu'il se trouvaient à terre. Une image en particulier a illustré ce nouvel accès de violence dans l'Egypte de l'après-Moubarak: celle de soldats traînant une femme au sol, la rouant de coups et la dénudant partiellement.

"Quiconque l'a vue, quiconque a vu sa souffrance ne peut que venir à Tahrir", dit Omar Adel, 27 ans, expliquant sa présence au rassemblement de vendredi. "Ceux qui ont fait ça devraient être jugés. On ne peut plus supporter cette humiliation et ces abus", ajoute-t-il.

Transition plus rapide

Certains manifestants réclament que l'armée, qui dirige le pays depuis la chute d'Hosni Moubarak le 11 février, accélère le calendrier de la transition censée restituer le pouvoir aux civils.

Une partie des manifestants exige que l'élection présidentielle ait lieu dès le 25 janvier, jour anniversaire de la révolution égyptienne. Et, en tous les cas, avant la mi-2012, nouvel objectif avancé par le Conseil suprême des forces armées (CFSA) pour doter le pays d'un président élu.

A Alexandrie, dans le Nord, ils étaient plusieurs milliers à dénoncer les violences faites aux femmes. Le sort qui leur est réservé était au centre de cortèges organisés dans d'autres villes du pays, rapportent des témoins.

L'armée a exprimé ses regrets après les dernières violences et présenté des excuses à la femme qui a été battue et violentée, parlant d'un cas isolé qui ferait l'objet d'une enquête.

ATS