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L'élevage industriel est cruel pour les animaux, selon des militants qui ont brandi samedi à Genève des panneaux abolitionnistes lors d'une manifestation au centre ville. Des tracts ont été distribués aux passants pour dénoncer les souffrances causées par le mode d'élevage intensif.

"Stop à l'élevage industriel", a demandé la dizaine de manifestants de GenevAnimaliste, selon lesquels 95% des animaux exploités viennent des élevages intensifs. Habillés de blanc comme dans un abattoir, les militants ont tenu des pancartes suggestives: petits agneaux regardant d'autres agneaux dépecés pendus aux crochets, poussins en cage, tête de vache derrière des barreaux.

"Leur vie ne nous appartient pas", ont affirmé les manifestants qui ont suscité la curiosité intéressée des passants.

Solidaires des animaux

Le groupe militant demande au consommateur d'arrêter de manger des produits d'origine animale. "Nous sommes aussi des animaux, alors soyons solidaires des autres animaux", a-t-il fait valoir. Dubitatif, un passant a toutefois demandé: "Alors on mange quoi ?"

Pour l'éleveur, il s'agit d'optimiser ses installations, expliquent les prospectus distribués. Les militants y dénoncent la consommation massive d'antibiotiques destinés à empêcher la mort prématurée des animaux en raison de leurs "conditions cruelles de détention" dans un minimum d'espace. Les animaux sont entassés les uns sur les autres, dans un environnement qui ne répond à aucun de leurs besoins naturels, selon GenevAnimaliste.

Les truies d'élevage industriel sont ainsi maintenues toute leur vie en état de grossesse dans un box où elles ne peuvent pas bouger. Beaucoup d'entre elles meurent à cause de la souffrance engendrée par le confinement et la reproduction intensive, selon le groupe militant.

ATS