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Les services d'urgences et de soins intensifs n'ont pas été touchés par la grève (image d'illustration).

KEYSTONE/AP/TSERING TOPGYAL

(sda-ats)

Des centaines de milliers de médecins ont manifesté mardi à travers l'Inde contre une loi controversée. Le texte prévoit d'autoriser les praticiens de thérapies alternatives, comme l'homéopathie, à exercer en tant que docteurs en médecine.

Plus de 300'000 médecins des secteurs public et privé, dans un pays qui compte près de 1,25 milliard d'habitants, ont annulé leurs consultations. Les services d'urgences et de soins intensifs n'ont pas été touchés par la grève.

Le président de l'Association médicale indienne a indiqué que la loi risquait d'être "désastreuse" pour les malades. "Cette loi est anti-malade, anti-docteur, irrationnelle et non scientifique", a déclaré K. K. Agarwal.

Face à la pression de la rue, le gouvernement a repoussé le vote de la loi au Parlement. Le ministre des Affaires parlementaires Ananth Kumar a déclaré mardi à la Chambre que la loi avait été renvoyée à une commission chargée de répondre à leurs inquiétudes. Suite à cette déclaration, les médecins auraient prévu de suspendre leur grève.

Thérapies traditionnelles

Le texte prévoit de réformer le système de santé du pays et de répondre à une pénurie chronique de médecins, notamment dans les zones rurales. Environ 840'000 docteurs en médecine exercent en Inde, soit un pour 1674 habitants et bien moins que le ratio de 1 pour 1000 recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans sa version actuelle, la loi permettrait aux praticiens qualifiés dans les domaines de l'homéopathie et l'ayurvédisme - forme traditionnelle de médecine indienne - de pratiquer la médecine occidentale après avoir suivi une formation complémentaire. La durée de celle-ci n'a pas été précisée.

L'Inde compte près de 800'000 praticiens exerçant la médecine traditionnelle. Ces derniers sont soumis à des formations rigoureuses dans leur champ d'expertise, mais ne sont actuellement pas autorisés à prescrire des médicaments.

Depuis l'arrivée au pouvoir du parti nationaliste hindou en 2014, le Premier ministre Narendra Modi cherche à promouvoir les thérapies traditionnelles indiennes. Il a été jusqu'à créer un ministère spécifique et à promouvoir auprès des Nations Unies une journée mondiale du yoga.

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ATS