Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des centaines de milliers de manifestants ont pris possession samedi du centre de Barcelone

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Plusieurs centaines de milliers de manifestants - 750'000 selon la police - ont empli samedi l'avenue Marina de Barcelone, qui va du front de mer à la basilique de la Sagrada Familia. Ils réclamaient la liberté pour les dirigeants indépendantistes catalans incarcérés.

Cette mobilisation devait servir de test pour le mouvement indépendantiste, après l'échec de la déclaration unilatérale d'indépendance du 27 octobre et avant des élections cruciales pour la région convoquées le 21 décembre.

Sur les deux banderoles de tête écrites en catalan, on lisait "liberté pour les prisonniers politiques" et "nous sommes une république". Des proches des dirigeants incarcérés marchaient devant.

Selon les images de télévision, les manifestants ont empli toute l'avenue Marina débouchant sur la plage de Barcelone. Ils brandissaient des pancartes "SOS démocratie" et de nombreux drapeaux indépendantistes ou scandaient le slogan "liberté".

"Clameur commune"

La manifestation a été convoquée par deux puissantes organisations séparatistes - l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium - pour appeler à la remise en liberté de leurs deux dirigeants incarcérés, ainsi que la libération de huit ex-membres du gouvernement catalan destitué à la suite de la déclaration d'indépendance.

Une juge madrilène a ordonné le 2 novembre le placement en détention provisoire des huit "ministres" catalans destitués, dans une enquête pour "sédition", "rébellion" et "détournements de fonds".

Le président de l'exécutif catalan destitué, Carles Puigdemont - visé par un mandat d'arrêt européen à la demande de la justice espagnole - a appelé les indépendantistes à faire entendre une "clameur commune" lors de cette manifestation. Lui-même se trouve à Bruxelles depuis le 30 octobre avec quatre ex-membres de son gouvernement.

La maire de Barcelone accuse

De son côté, la maire de Barcelone, Ada Colau, a accusé samedi le gouvernement catalan destitué de Carles Puigdemont d'avoir mené la région "au désastre", en estimant que la majorité des Catalans "ne voulait pas" d'une déclaration d'indépendance. Lors d'une réunion de son parti Catalunya en Comú (gauche), Ada Colau a réclamé "des explications" de la part des dirigeants séparatistes, tout en appelant à la libération de ceux qui sont actuellement détenus.

"Nous voulons que les prisonniers soient libérés mais nous voulons aussi qu'un gouvernement irresponsable qui a conduit le pays au désastre affronte (ses responsabilités) et reconnaisse ses erreurs", a-t-elle dit, avant de participer à la grande manifestation à Barcelone pour la libération des dirigeants incarcérés.

"Ils ont provoqué des tensions dans le pays (la Catalogne) et porté une déclaration unilatérale d'indépendance dont ne voulait pas la majorité" de la population, a accusé Mme Colau, qui n'est pas indépendantiste mais partisane d'un référendum d'autodétermination de la région pour trancher la question. "Ils ont fait cette déclaration d'indépendance en trompant la population pour des intérêts partisans", a-t-elle ajouté.

Face à l'incertitude

La déclaration d'indépendance votée le 27 octobre par 70 des 135 députés du parlement catalan "n'a pas amené la république", a-t-elle constaté, en reprochant au président de l'exécutif catalan destitué Carles Puigdemont d'être parti en Belgique en laissant la Catalogne "seule face à l'incertitude". "Ils ont fait la déclaration puis ont disparu", a-t-elle lancé.

Ada Colau fustige également la réaction du gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy qui a activé l'article 155 de la Constitution pour mettre sous tutelle la région, destituer l'exécutif et d'autres fonctionnaires, dissoudre le parlement et convoquer des élections régionales. Ancienne militante du droit au logement devenue maire de Barcelone en juin 2015, Ada Colau fait campagne avec le troisième parti d'Espagne, Podemos (gauche radicale), pour ces élections convoquées le 21 décembre.

Mariano Rajoy est attendu pour sa part dimanche à Barcelone pour soutenir les candidats locaux du Parti populaire (PP) qu'il préside.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS