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Un gendarme de la police genevoise examine la façade du Grand Théâtre,qui a été souillée de peintures et de tags le 20 décembre dernier à Genève (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les forces de l'ordre ont sous-évalué les risques et le nombre de personnes attendues lors de la manifestation sauvage qui avait dégénéré à Genève en décembre dernier. La sous-commission de contrôle de gestion du Grand Conseil genevois a rendu lundi son rapport.

Les responsables de la police sont partis de l'idée que l'action ne réunirait pas plus de 150 personnes. Au final, les manifestants étaient entre 350 et 400 et le dispositif prévu n'était pas adapté à cette réalité. Sur le terrain, la trentaine de policiers mobilisés a fait au mieux et à protéger en priorité les personnes.

Il fallait aussi éviter que les manifestants ne s'engouffrent dans les rues commerçantes du centre de Genève, ou qu'ils n'atteignent la Vieille-Ville et ses bâtiments institutionnels. Au vu des effectifs, la mission de maintien de l'ordre a été remplie, a fait savoir la présidente de la sous-commission Nicole Valiquer Grecuccio.

Le rapport de la commission n'explique pas pourquoi les responsables policiers ont mal évalué le nombre de manifestants attendus. On s'est probablement référé à des manifestations des milieux alternatifs précédentes, qui s'étaient bien déroulées, à part quelques tags ici et là sur des murs, avance le rapport.

L'information peine à circuler

La sous-commission déplore en outre la mauvaise circulation des renseignements et des informations au sein de la police dans cette affaire. Une note rédigée deux jours avant les événements faisait ainsi mention de la présence de 300-400 manifestants dont 30 à 40 personnes du Black Bloc et le Grand Théâtre pour cible.

Il faut que les informations soient envoyées au bon endroit au bon moment, a souligné le député Daniel Sormanni, membre de la sous-commission chargée de l'enquête. Le but de ce rapport est d'apporter des éléments positifs à la police pour que les pratiques soient modifiées, a ajouté son collègue Bertrand Buchs.

La sous-commission, dans son rapport, ne s'est pas prononcée sur l'enquête administrative ouverte contre Christian Cudré-Mauroux, chef des opérations au sein de la police lors des faits. Le haut responsable a été depuis lors été dégradé par le Conseil d'Etat pour ses manquements avant et surtout après la manifestation sauvage.

"Nous n'avons pas à nous immiscer dans une procédure administrative ou judiciaire", a relevé le président de la commission de contrôle de gestion Christo Ivanov. Le rapport publié lundi porte sur les faits et s'arrête au lendemain de la manifestation sauvage du 19 décembre.

Grand Théâtre vandalisé

Cette manifestation visant à défendre la culture alternative avait été noyautée par des éléments du Black Bloc. Ces derniers ont semé le chaos dans les rues de Genève, en s'en prenant à de nombreuses devantures et en aspergeant d'huile de vidange la façade du Grand Théâtre.

Bertrand Buchs a déploré le fait qu'aucun membre du Black Bloc n'a été arrêté. Le député a toutefois reconnu que le mouvement est très difficile à infiltrer. Le rapport de la sous-commission préconise une meilleure coopération entre les cantons. Certains militants du Black Bloc se déplacent à Genève depuis la Suisse alémanique.

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