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Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues de la ville allemande de Chemnitz

KEYSTONE/DPA/RALF HIRSCHBERGER

(sda-ats)

Plus de 8000 manifestants sont descendus samedi dans les rues de Chemnitz, dans l'est de l'Allemagne. Les uns pour protester contre la politique migratoire du gouvernement d'Angela Merkel, les autres pour exprimer leur soutien.

Cette ville saxonne est depuis une semaine l'épicentre de la mobilisation de l'extrême droite allemande contre les étrangers, suite à un meurtre dont un demandeur d'asile irakien est suspecté.

Contrairement à de précédents rassemblements où la police locale fut débordée, les forces de l'ordre ont cette fois empêché des violences. Aucune échauffourée n'a été signalée même si la tension a été palpable à plusieurs reprises dans la soirée.

Afin d'éviter une confrontation entre manifestants des deux bords, la police avait restreint le parcours des militants d'extrême droite. Si certains sont malgré tout restés sur place alors que l'ordre leur avait été intimé de quitter les lieux, leur cortège s'est finalement dispersé dans le calme.

Ni grise ni brune

Environ 4500 personnes ont défilé à l'appel de divers mouvements de droite radicale mais aussi du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) et du mouvement anti-islam et anti-Merkel Pegida, selon la police.

Certains scandaient "nous sommes le peuple", reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l'automne 1989, ou encore "Merkel dégage!" en portant des drapeaux allemands. D'autres défilaient avec de grands portraits de victimes d'attaques perpétrées, selon eux, par des demandeurs d'asile.

En parallèle, à l'appel de plusieurs associations et partis politiques de gauche, environ 3500 personnes, selon la police, ont en répondant au mot d'ordre: "le coeur plutôt que la haine".

"Chemnitz n'est ni grise ni brune", pouvait-on lire sur une immense affiche collée sous l'imposant buste de Karl Marx situé devant l'Hôtel de Ville. Chemnitz fut baptisée Karl-Marx-Stadt durant la période communiste en RDA.

"Nous ne laisserons pas les extrémistes de droite détruire notre pays et notre démocratie. Ni à Chemnitz, ni en Saxe, ni nulle part en Allemagne. Notre constitution doit primer. Nous devons la défendre. Maintenant!", a déclaré l'un des dirigeants fédéraux des Verts, Cem Özdemir, d'origine turque.

Soutien gouvernemental

Le gouvernement, par la voix du ministre des Affaires étrangères Heiko Maas, a apporté son soutien à cette dernière manifestation. "La Deuxième Guerre mondiale a commencé il y a 79 ans. L'Allemagne a causé des souffrances inimaginables à l'Europe. Si à nouveau des gens défilent aujourd'hui dans les rues en effectuant le salut nazi, notre histoire passée nous oblige à défendre résolument la démocratie", a-t-il écrit sur Twitter.

Il y a une semaine, 800 sympathisants d'extrême droite avaient effectué une "chasse aux étrangers" dans la ville, après l'homicide qui a mis le feu aux poudres.

Et le lendemain, des affrontements entre plus de 2000 protestataires d'extrême droite et environ un millier de contre-manifestants proches de l'extrême gauche avaient également fait plusieurs blessés.

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ATS