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Des centaines de Bahreïnis ont manifesté mercredi pour la démocratie, malgré l'arrestation de dizaines d'animateurs des protestations à titre préventif, avant le Grand prix de Formule 1 de Bahreïn. L'opposition chiite compte profiter de l'événement sportif pour faire entendre sa voix.

Les forces de sécurité ont renforcé leur déploiement autour des villages chiites entourant Manama, foyers de la contestation contre le pouvoir sunnite, et aux abords du circuit de Sakhir, selon les témoins. "Depuis le 14 avril, environ 80 personnes ont été arrêtées dans plusieurs villages proches de Manama", a déclaré mercredi à l'AFP le chef de l'association des jeunes de Bahreïn pour les droits de l'Homme (opposition).

Grève de la faim

A Manama, s'est déroulée une manifestation pour protester contre le maintien en prison d'un militant des droits de l'Homme, Abdel Hadi Khawaja, condamné à la perpétuité et en grève de la faim depuis 68 jours, selon des témoins.

Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour disperser les protestataires, blessant certains d'entre eux, selon les mêmes sources. M. Khawaja a décidé de refuser désormais la perfusion intraveineuse et de ne plus ingérer désormais que de l'eau, selon son épouse.

A l'approche du GP, dont le maintien a été critiqué par des ONG internationales de défense des droits de l'Homme, l'opposition chiite a intensifié les protestations pour faire entendre ses exigences de réformes, notamment le départ du Premier ministre, un oncle du roi.

Course maintenue

Bahreïn, gouvernée par une dynastie sunnite, est la seule monarchie du Golfe où les chiites sont majoritaires. La répression d'un mouvement de contestation de février à mars 2011 y avait fait 35 morts, dont cinq sous la torture, selon une commission d'enquête indépendante.

Après des semaines de spéculations, la Fédération internationale automobile (FIA) a finalement décidé de maintenir la course, annulée en 2011 en raison du mouvement de contestation.

ATS