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Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin a lancé une campagne sans merci contre le trafic de drogue. La police affirme avoir tué 4100 toxicomanes et trafiquants présumés. Les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois (archives).

KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO

(sda-ats)

Les Philippines ont interdit d'entrée sur leur territoire le représentant d'un parti politique européen critique envers le président Rodrigo Duterte. L'opposition dénonce lundi cette décision qu'elle lit comme la volonté de faire taire toute voix dissonante.

Giacomo Filibeck, secrétaire général adjoint du Parti des socialistes européens (PSE), a été arrêté par la police des frontières à son arrivée dimanche à l'aéroport de Cebu, dans le centre de l'archipel. Puis, le responsable politique italien a été expulsé pour "activités politiques illégales", a déclaré sa formation.

M. Filibeck se rendait aux Philippines à l'invitation du parti philippin d'opposition Akbayan pour participer à un congrès. Mais ce n'était pas la première fois qu'il foulait le sol philippin.

En octobre dernier, il faisait partie d'une délégation de politiques européens qui avaient mené une mission d'enquête dans l'archipel. Le groupe avait au final condamné les "meurtres extrajudiciaires" de milliers de personnes dans la guerre contre la drogue menée par M. Duterte.

Sur liste noire

"C'est un bâillon à l'intention de tout le monde", a réagi Tom Villarin, parlementaire d'Akbayan. "Il ne faut pas examiner la situation des droits de l'Homme aux Philippines", a-t-il dit à l'AFP. Les agissements du gouvernement Duterte (...) montrent vraiment que le degré d'impunité a atteint celui d'une dictature".

Le ministre de la Justice Menardo Guevarra a déclaré que M. Filibeck avait été interdit d'entrée pour avoir violé la loi. "M. Filibeck a été mis sur la liste noire (de l'immigration) pour avoir contrevenu à la législation sur l'immigration qui interdit aux étrangers présents dans notre pays de se livrer à des activités politiques", a-t-il dit à l'AFP.

Le PSE a dénoncé l'expulsion de son représentant, ajoutant en avoir informé la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

"Il est complètement inacceptable qu'un représentant du PSE (...) soit traité comme un criminel sur ordre du gouvernement", a déclaré le président du parti Sergueï Stanichev dans un communiqué. "Nous refusons d'être réduits au silence et nous continuerons à exprimer notre solidarité avec l'opposition démocratique au règne de plus en plus autoritaire de M. Duterte".

Guerre contre la drogue

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin a lancé une campagne sans merci contre le trafic de drogue. La police affirme avoir tué 4100 toxicomanes et trafiquants présumés. Les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois.

La Cour pénale internationale a lancé un examen préliminaire sur les meurtres, ce qui a conduit M. Duterte à annoncer le retrait de son pays du traité fondateur de la CPI. L'Union européenne s'est également déclarée "préoccupée".

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ATS