Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'armée sud-coréenne a mené lundi des manoeuvres à tirs réels près de la frontière maritime avec le Nord. Pyongyang avait pourtant menacé de représailles si cette ligne qui sépare les deux voisins devait être violée.

Ces opérations "de routine", les deuxièmes depuis le début de l'année, comprenaient de l'artillerie lourde auto-propulsée, des canons Vulcan, des mortiers et des hélicoptères de combat Cobra, selon ces responsables.

La Corée du Nord avait été avertie dimanche de ces exercices militaires, via un message envoyé par le village frontalier de Panmunjom et quelque 1400 civils avaient été évacués dans des abris, selon un responsable local.

Pyongyang avait rétorqué en prévenant que le Sud s'exposait à "des frappes de représailles sans pitié" si des obus tombaient dans les eaux revendiquées par le Nord.

Un exercice de sécurité nationale

Séoul "ne devrait pas oublier la leçon" infligée par l'artillerie nord-coréenne a averti l'armée du Nord. Celle-ci avait bombardé l'île de Yeonpyeong en novembre 2010, en représailles à des manoeuvres, tuant quatre Sud-Coréens. Il s'agissait du premier bombardement en territoire civil depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953).

Le ministère sud-coréen de la Réunification a souligné que l'exercice relevait de la sécurité nationale et n'était pas lié aux relations intercoréennes.

La frontière maritime, au large des côtes occidentales de la péninsule coréenne, a été le théâtre de graves confrontations navales en 1999, 2002, 2009, puis 2010. Séoul a depuis renforcé sa présence et son armement sur les cinq îles de la "ligne de front". La Corée du Sud et les Etats-Unis doivent mener de vastes manoeuvres conjointes entre le 27 février et le 9 mars.

ATS