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La marée noire s'était étendue sur 14 km de la côte de l'océan Pacifique à Santa Barbara (archives).

KEYSTONE/AP The News-Press/KENNETH SONG

(sda-ats)

Les autorités californiennes ont annoncé mardi poursuivre la compagnie pétrolière opérant l'oléoduc qui a déversé un demi-million de litres de mazout en 2015 dans le Pacifique et sur les plages de Santa Barbara. Elles l'accusent de négligence et conduite criminelle.

"L'Etat fédéral, la Californie et les collectivités locales ont dépensé des millions de dollars pour nettoyer la marée noire, qui a causé des dégâts substantiels aux habitats naturels de la faune sur une vaste zone", écrivent la ministre de la justice de Californie et la procureure du comté de Santa Barbara dans un communiqué.

Elles précisent que la compagnie Plains All-American Pipeline a été "formellement inculpé de 46 chefs d'accusation par un grand jury" et qu'un employé fait l'objet de trois chefs d'accusation au pénal.

Sa fonction n'est pas précisée par les autorités, mais d'après le Los Angeles Times, il s'agit d'un responsable de la protection de l'environnement et du respect des normes légales au sein de l'entreprise. Dix chefs d'accusation sont liés à la fuite et la manière dont elle a été signalée aux autorités, 36 autres aux dégâts sur la faune.

Marée noire de 14 km

La fuite avait provoqué une marée noire d'environ 14 kilomètres de long sur le Pacifique, entraînant la mort de pélicans, homards et d'autres animaux retrouvés couverts de mazout le long de cette côte très touristique, où beaucoup de plages sont des parcs naturels protégés.

"La négligence de Plains All-American a blessé ou tué des centaines d'espèces marines au large de la plage de Refugio", l'une des principales touchées, et cette "conduite est criminelle", poursuit le communiqué.

Plains American All Pipeline risque jusqu'à 2,8 millions de dollars d'amende "en plus de coûts et pénalités". La société s'est déclarée "profondément déçue" mardi, ajoutant que "ni la société ni aucun de ses employés n'a commis d'acte criminel et que les inculpations pénales sont infondées".

ATS