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Le National a rejeté mardi par 123 voix contre 56 l'initiative populaire "pour une Poste forte" de la gauche et des syndicats. Il estime que le service universel de La Poste devrait être pleinement assuré avec la nouvelle législation qui doit entrer en vigueur dans le courant de l'année.

La majorité de droite de la Chambre du peuple a suivi l'avis du Conseil fédéral, des cantons, des villes et des régions de montagne. Le Conseil des Etats doit encore donner son avis.

La Poste ne vit qu'à condition que l'on s'en serve. Elle doit donc évoluer vers des solutions innovantes afin d'assurer la desserte et les prestations. Or, la nouvelle loi offre des garanties, a rappelé Olivier Français (PLR/VD) au nom de la commission.

La desserte sera accessible en 20 minutes à pied ou en transport public. Les sous-traitants qui pourront distribuer le courrier ou ouvrir des points d'accès dans des épiceries ou des stations-service devront remplir des conditions minimales.

Maintenir le réseau

Pour la gauche, cette vision occulte une dégradation du service public. Entre 2000 et 2012, le géant jaune est passé de 3600 offices postaux à 1823.

Garantir pour tous un réseau sur l'ensemble du territoire, facile et rapide d'accès, exploité par le personnel du géant jaune et émargeant aux bénéfices d'une banque postale est le meilleur moyen de se battre contre ces fermetures. Cette initiative défend l'intérêt général, tant pour la population que pour les entreprises et les régions périphériques, a renchéri Stéphane Rossini (PS/VS).

Pragmatisme de mise

Pour Franziska Teuscher (Verts/BE), les signatures récoltées en seulement six mois témoignent des inquiétudes des Suisses. Un soucis que comprend Ruedi Lustenberger (PDC/LU), sans toutefois le faire adhérer à cette initiative "trop rigide".

Une rigidité qui motive une partie des Verts à ne pas suivre le texte du PS et de Syndicom. Ces opposants plaident pour un certain pragmatisme qui réponde à l'évolution des modes de vie de la population.

ATS