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Les manifestants de la marche pour le climat à Genève se sont assis comme les participants aux centaines d'autres rassemblements.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Responsables politiques, dont Donald Trump, multinationales et banques doivent respecter l'accord de Paris sur le climat. A moins d'un mois de la votation sur la Stratégie énergétique 2050 en Suisse, des centaines de personnes ont lancé cet appel samedi à Genève.

Les manifestants étaient 250 selon la police, 600 selon les organisateurs. Ils ont précédé et achevé leur défilé par une danse en groupe et ont marché dans un environnement très musical.

La marche de Genève a eu lieu à l'appel de 17 ONG ou partis, le même jour que quelque 350 défilés prévus aux Etats-Unis et dans le monde pour marquer les 100 jours du mandat de Donald Trump. Les manifestants ont mené sur le pont du Mont-Blanc la même action que dans les autres rassemblements.

Après s'être assis, ils ont observé 100 secondes de silence, avant de sauter et de rugir. "Plus chauds, plus chauds, on est plus chauds que le climat", ont scandé certains d'entre eux. Les organisateurs ont rappelé que les trois dernières années avaient chacune été les plus chaudes dans le monde.

BNS également ciblée

La Stratégie 2050 du Conseil fédéral "est un premier pas en direction d'un respect de l'accord de Paris", a déclaré à l'ats le porte-parole de Greenpeace Suisse, Matthias Schlegel. "Mais ce n'est pas suffisant".

La Suisse est sur le point de ratifier l'Accord de Paris adopté fin 2015 pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle ou même, si possible, 1,5 degré. Les Etats doivent déposer tous les cinq ans des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et prendre des mesures au niveau national.

"La Suisse devrait être exemplaire. Elle ne l'est pas", estime la coprésidente des Aînées pour la protection du climat, Anne Mahrer. Son organisation a lancé en octobre dernier pour la première fois en Suisse une action en justice pour mettre un terme aux émissions de gaz à effet de serre contraires à la Constitution.

Le gouvernement n'était pas le seul ciblé par les manifestants. Parmi les autres revendications, la hausse attendue du trafic aérien, notamment à Genève, a également été dénoncée. Tout autant épinglées, les multinationales ou la Banque nationale suisse (BNS), accusée de consacrer 10,8% de ses placements aux énergies non renouvelables.

Credit Suisse épinglé

Dans une seconde action, les manifestants se sont allongés en silence pendant une minute devant le bâtiment de Credit Suisse, accusée de financer indirectement avec d'autres banques un oléoduc controversé aux Etats-Unis. "Criminels", ont-ils lancé. Greenpeace avait interrompu vendredi un discours à l'Assemblée générale de la banque.

La politique du président américain était aussi largement mentionnée sur les banderoles. "Halte aux Trumperies climatiques", demandait notamment l'une d'elles. M. Trump doit annoncer dans les prochaines semaines si les Etats-Unis sortent ou non de l'Accord de Paris.

M. Schlegel reste optimiste sur l'application de l'arrangement. Selon Greenpeace Suisse, le bilan de M. Trump en matière d'environnement est déjà "dévastateur". Même si les conséquences de ses décrets sont elles encore difficiles à évaluer. Mais les recours judiciaires retarderont toute mesure et les villes ou des entreprises continueront à s'engager en faveur du climat, dit aussi l'ONG.

ATS