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Près d'un millier de personnes ont participé samedi à Liège à une marche silencieuse à la mémoire des victimes d'un déséquilibré qui a ouvert le feu et jeté des grenades mardi dans le centre de la ville. La fusillade avait fait cinq tués, dont son auteur.

L'une des victimes, un bébé de 17 mois, a été inhumée en fin de matinée dans le carré des anges du cimetière de Robermont, près de Liège. La cérémonie funèbre a eu lieu dans la plus stricte intimité, à la demande de la famille.

Le corbillard transportant le petit cercueil blanc a ensuite été escorté par plusieurs motards de la police jusqu'au cimetière.

Un peu plus tard, vers 13h30, plusieurs centaines de personnes - 800 selon la police - se sont rassemblées sur la place Saint-Lambert, là où Nordine Amrani, un Liégeois de 33 ans au lourd passé judiciaire, a tiré mardi au fusil automatique et lancé trois grenades sur des abribus bondés avant de se suicider.

Mesure attendue

Un cortège s'est constitué et s'est mis en marche en silence en direction de la clinique Saint Lambert, sur une hauteur, où avait été hospitalisé le bébé qui a été victime de la fusillade, pour un dépôt de fleur.

L'appel à cette marche avait été lancé sur les réseaux sociaux et quelque 1600 internautes avaient annoncé vendredi leur intention de participer à ce rassemblement. Mais la proximité de l'un des organisateurs avec l'extrême droite a ensuite jeté le trouble et créé la polémique.

Un hommage officiel, une manifestation silencieuse, est prévu mardi prochain à 12h30, soit une semaine précisément après le drame en présence notamment du Premier ministre Elio Di Rupo.

Saisie d'une demande d'autorisation pour la marche de samedi, les autorités liégeoises ne l'ont ni acceptée, ni rejetée. Dans un communiqué, elles ont simplement "réaffirmé leur volonté de permettre aux Liégeoises et aux Liégeois de se recueillir dans le calme et la dignité comme cela se fait depuis mardi de manière individuelle".

ATS